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		<title>Pierre Soury avec Jacques Lacan. Entretien &#224; Patrick Valas</title>
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		<dc:date>2012-05-26T06:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>it</dc:language>
		<dc:creator>Giancarlo Calciolari</dc:creator>

<category domain="http://www.transfinito.eu/spip.php?rubrique10">Psicanalisi</category>


		<description>Vous avez publi&#233; des notes de Pierre Soury sur votre site, et aussi les lettres que Lacan lui avait envoy&#233;. Comment vous l'avez rencontr&#233; ? J'ai entendu Pierre Soury, pendant des ann&#233;es. Il est intervenu souvent au s&#233;minaire de Lacan pendant les ann&#233;es 1970. On peut dire qu'avec son ami Michel Thom&#233;, ils ont &#233;t&#233; les collaborateurs de Lacan, et ils l'ont aid&#233; et m&#234;me accompagn&#233; pendant son Odyss&#233;e borrom&#233;enne, qui selon moi, n'aurait pas &#233;t&#233; la m&#234;me sans leur pr&#233;cieuse aide. En 1978, deux ans avant La (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Vous avez publi&#233; des notes de Pierre Soury sur votre site, et aussi les lettres que Lacan lui avait envoy&#233;. Comment vous l'avez rencontr&#233; ? &lt;/i&gt; &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
J'ai entendu Pierre Soury, pendant des ann&#233;es. Il est intervenu souvent au s&#233;minaire de Lacan pendant les ann&#233;es 1970. On peut dire qu'avec son ami Michel Thom&#233;, ils ont &#233;t&#233; les collaborateurs de Lacan, et ils l'ont aid&#233; et m&#234;me accompagn&#233; pendant son Odyss&#233;e borrom&#233;enne, qui selon moi, n'aurait pas &#233;t&#233; la m&#234;me sans leur pr&#233;cieuse aide. En 1978, deux ans avant La Dissolution de l'&#201;cole Freudienne de Paris, j'ai propos&#233; &#224; Pierre Soury de constituer un cartel. Je le rencontrais de temps en temps &#224; la sortie des s&#233;ances chez Lacan, ou au s&#233;minaire. C'&#233;tait un homme sympathique, et nous avons pu travailler ensemble avec d'autres coll&#232;gues &#171; s&#233;minariste &#187; pendant deux ans. C'est &#224; cette occasion que j'ai pu le conna&#238;tre un peu mieux, mais aussi bien quelques &#233;l&#233;ments de son histoire personnelle. Par exemple il est entr&#233; &#224; Polytechnique, qui est une &#233;cole militaire, mais il n'a jamais voulu porter l'uniforme, &#171; je ne porte pas l'uniforme &#187;, disait-il. D&#232;s lors il a &#233;t&#233; mis aux arr&#234;ts de rigueur, parce que c'&#233;tait obligatoire. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2526 spip_documents' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.transfinito.eu/IMG/jpg/hommageasilvester_2.jpg' width='520' height='373' alt='JPEG - 227.3 Kb' style='height:373px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Hiko Yoshitaka, &quot;Hommage &#224; Gebert d'Aurillac, pape Sylvestre II, 2009, cifratipo, acrilico su carta &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;J'avais lu qu'il avait a eu des probl&#232;mes au Polytechnique, c'est donc &#231;a ? &lt;/i&gt; &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
C'est &#231;a. Seulement : Comme il n'a pas c&#233;d&#233;, Il a &#233;t&#233; oblig&#233; de d&#233;missionner de Polytechnique. Cependant, il &#233;tait d&#233;j&#224; reconnu comme un math&#233;maticien tr&#232;s dou&#233; et d'avenir, de sorte qu'on l'a &#171; recas&#233; dans un organisme &#187;, je ne me souviens pas lequel, o&#249; il a pu un travailler, et il semblerait qu'il se soit int&#233;ress&#233; tr&#232;s t&#244;t &#224; la psychanalyse et en tout cas dans la p&#233;riode du 68 s&#251;rement, parce que quand m&#234;me &#224; ce moment l&#224;, Lacan est apparu au premier plan pour avoir justement &#233;t&#233; un des rares penseurs de l'&#233;poque (c'est pas un penseur, mais enfin&#8230;), qui a su s'adresser aux &#171; soixante-huitards &#187;, en particulier &#224; Daniel Cohn-Bendit. Il est intervenu &#224; Vincennes, au cours de deux s&#233;ances m&#233;morables. Il a &#233;t&#233; fort, et n'a pas du tout fait de compromission. En ces mois, beaucoup d'analystes venaient dans ces r&#233;unions d'&#233;tudiants et demandaient : &#171; que nous demandez vous ? &#187; Les r&#233;volt&#233;s r&#233;pondaient : &#171; Nous ne vous demandons rien de tout ! &#187; Seul Lacan au contraire demandait des trucs, et avan&#231;ait des id&#233;es fortes aux contestataires qui le chahutaient, du genre : &#171; Vous cherchez un ma&#238;tre, vous l'aurez &#187;. Il faut pr&#233;ciser que c'est quand m&#234;me apr&#232;s mai 68 que Lacan a &#233;labor&#233; sa th&#233;orie des quatre discours. C'est n'est quand m&#234;me pas rien comme r&#233;ponse aux &#233;v&#233;nements de mai 68. Il y a aussi ce fameux texte qui s'appelle, D'une reforme dans son trou &#8211; qui h&#233;las n'a jamais &#233;t&#233; publi&#233;e, notamment pas dans le journal Le Monde qui lui en avait pourtant fait la commande. Il est sur mon site (http://www.valas.fr/Jacques-Lacan-D-une-reforme-dans-son-trou,014), dans lequel Lacan d&#233;montre que l'Universit&#233; a fait l'aveu de son abandon de sa propre mission, en d&#233;coupant le savoir en unit&#233; de valeur. Lacan interpr&#232;te cela comme un formidable lapsus, comme &#233;tant vraiment le signe d'une l&#226;chet&#233; fondamentale. D'ailleurs, on voit bien ce qui se passe avec les universit&#233;s actuellement : maintenant ce sont des entreprises, on pr&#233;pare les &#233;tudiants aux entreprises. L'Universit&#233; n'est plus garante d'une formation de la vie, dans le registre du Savoir. Pierre Soury se noyait l&#224;-dedans. Il commen&#231;ait &#224; venir au s&#233;minaire, parce que cela l'int&#233;ressait. Il faisait une psychanalyse, et puis un beau matin il a surgit comme &#231;a &#224; propos du n&#339;ud borrom&#233;en. Je ne sais pas comment il a rencontr&#233; Lacan. Il ne me l'a pas dit. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Comment est-il &#233;merg&#233; ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Il venait au s&#233;minaire tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement, Lacan commen&#231;ait &#224; parler du n&#339;ud borrom&#233;en, qui selon lui, &#233;tait venu comme &#171; bague au doigt &#187; (il l'avait d&#233;j&#224; introduit un tout petit peu dans le s&#233;minaire &#8230;Ou pire sous la forme d'une concat&#233;nation signifiante. Ensuite dans Encore il en parle un petit peu et puis &#224; Rome en 1974, et enfin il d&#233;veloppe tout son truc). Pierre Soury est apparu &#224; peu pr&#232;s &#224; ce moment l&#224;. Il a commenc&#233; &#224; travailler avec Lacan, et il intervenait pendant le s&#233;minaire au tableau, en dessinant et en commentant le maniement des n&#339;uds par Lacan, s'attachant &#224; lui confirmer, soutenir ou apporter des &#233;l&#233;ments nouveaux &#224; cette fameuse propri&#233;t&#233; borrom&#233;enne : on coupe un des ronds et les autres sont libres. C'est comme &#231;a que je comprends le rapport de travail qu'ils ont eu, parce que Soury ne comprenait pas forc&#233;ment ce que Lacan cherchait vraiment ; Lacan avait besoin de son aide, parce que c'&#233;tait une topologie pas du tout d&#233;velopp&#233;e en cette &#233;poque que cette th&#233;orie des n&#339;uds. Il en parlait, et disait que les n&#339;uds ne n'&#233;taient pas encore tr&#232;s &#233;tudi&#233;s chez les topologues, d'autant plus qu'il n'&#233;tait pas question, pour des math&#233;maticiens de faire des dessins. La topologie math&#233;matique est fond&#233;e sur l'alg&#232;bre. Vous le saviez &#231;&#224;, non ? &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Non. &lt;/i&gt; &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
Un jour je suis allez dans une librairie sp&#233;cialis&#233;e boulevard Saint Michel, et j'ai demand&#233; s'il y avait un rayon de topologie. Il n'y avait pas seulement un rayon, mais un &#233;tage complet, c'&#233;tait une immense salle avec des milliers de bouquins, sans le moindre dessin. Ce ne sont que des formules, des algorithmes, etc. Pour des math&#233;maticiens, faire des dessins, rel&#232;ve de la d&#233;bilit&#233; en math&#233;matique. Lacan avan&#231;ait des hypoth&#232;ses sur la validit&#233; de ce qu'il supposait, en utilisant les cha&#238;nes, les trucs comme &#231;&#224; et il demandait, demandait, demandait &#8230;&#224; Soury de confirmer que ces n&#339;uds &#224; quatre, &#224; cinq, &#224; six, et plus, bref, toutes ces choses compliqu&#233;es qu'il maniait, avaient bien la propri&#233;t&#233; borrom&#233;enne. C'&#233;tait comme &#231;a en gros. Et puis Vappereau, un beau matin, c'&#233;tait vers la fin d'ailleurs, est intervenu une fois au s&#233;minaire, je l'avais enregistr&#233;. &lt;/br&gt;
Je ne sais pas tr&#232;s bien ce qui c'est pass&#233; entre Soury, Thom&#233; et Vappereau, mais Soury disait &#224; tout le monde : &#171; Si vous voulez faire des math&#233;matiques allez voir Vappereau &#187;, parce que lui il ne voulait pas du tout faire un usage math&#233;matique de la topologie, il disait : &#171; quand on parle, on fait de la topologie &#187;. Pendant deux ans, dans notre cartel nous avons &#233;tudi&#233; ce texte tr&#232;s difficile de Lacan, l'&#201;tourdit. Je me disais alors, Vappereau va nous expliquer comment &#231;a se passe, parce que dans l'&#201;tourdit il n'y a aucun sch&#233;ma. Lacan &#233;crit un texte qu'il qualifie d'&#234;tre &#171; illisible&#187; o&#249; il parle de topologie sans faire le moindre sch&#233;ma ; et c'est &#231;a le g&#233;nie de Lacan, d'avoir &#233;crit sans faire de dessin. Vappereau ne voulait pas que l'on mette &#231;a en dessin, c'&#233;tait &#231;a le progr&#232;s d'une &#233;criture nouvelle. Lacan avan&#231;ait cette modalit&#233; d'&#233;crit, et c'est pour cette raison qu'il s'est int&#233;ress&#233; &#224; Joyce, car il inventait sans cesse des n&#233;ologismes. Il torturait la langue, selon un dysorthogaphie calcul&#233;e, voire a-grammatisme et a-syntaxie, pour donner chair &#224; lalangue. &lt;/br&gt;
Voil&#224; un peu comment je vois cette collaboration si longue et in&#233;dite entre Lacan et Soury. Le final est douloureux, parce que Soury, petit &#224; petit, s'est mis &#224; me parler plus intimement de lui. Nous d&#233;jeunions ensemble, de temps en temps. Il souffrait beaucoup, surtout apr&#232;s la Dissolution, parce que Lacan ne le convoquait plus. C'&#233;tait le signe de la fin, il ne le voyait plus, alors qu'il &#233;tait constamment&#8230; Vous avez lu les lettres ? &lt;/br&gt;&lt;/br&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Oui. &lt;/i&gt; &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
Un pilonnage en permanence. Demande, demande, demande, et donc Soury &#233;tait assez d&#233;sesp&#233;r&#233; et moi je ne percevais pas trop cette dimension l&#224;, il le disait, sur un mode l&#233;ger comme il avait l'habitude de parler, avec un certain humour, assez d&#233;tendu, un peu surmo&#239;que sur le plan du travail avec Lacan, mais il &#233;tait vraiment d&#233;sesp&#233;r&#233; de ne plus pouvoir rencontrer Lacan. &lt;/br&gt;
&lt;/br&gt;
Ce n'&#233;tait pas clairement la question de faire une analyse avec Lacan, &#233;tant donn&#233; qu'il &#233;tait d&#233;j&#224; en analyse avec quelqu'un d'autre, et ce l&#224; aurait constitu&#233; une tentative de changement d'analyste ? &lt;/br&gt;
&#199;a de toute fa&#231;on il n'a pas pu en parler &#224; Lacan, puisque Lacan ne l'a pas re&#231;u, il n'a jamais pu l'avoir au t&#233;l&#233;phone, la derni&#232;re ann&#233;e. Il s'en plaignait beaucoup. Alors, qu'est ce qui s'est pass&#233;, on n'en sait rien, on ne peut pas savoir ce qui s'est pass&#233;, compte-tenu de tout ce qui se disait de l'&#233;tat de Lacan &#224; l'&#233;poque. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Vous avez rencontr&#233; Lacan jusqu'&#224; quand ?&lt;/i&gt; &lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Je l'ai vu jusqu'en mai, juin 1981, je finissais mon travail avec lui. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;C'est a partir de quel moment que Lacan ne re&#231;oit plus de gens ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Il n'a jamais arr&#234;t&#233;, il avait rendez-vous en septembre. Moi je devais le revoir aussi. Je le voyais moins souvent. J'avais rendez-vous en septembre, Lacan n'a jamais arr&#234;t&#233; de recevoir ses analysants. Il n'a jamais dit aux gens : &#171; je ne veux pas vous voir &#187;. Par contre ce que beaucoup de monde disait (sans apporter d'&#233;l&#233;ments objectifs) sur son &#233;tat de sant&#233; avait pour effet que des analysants l'abandonnaient. Il y a eu probablement quelques accrochages avec certains, et on s'est mis a dire que Lacan tapait sur ses analysants. Moi j'en connais un &#224; qui il a fil&#233; un coup de poing! Compte tenu de ce que ce type est devenu, je comprends que Lacan lui ait fait &#231;a. &#199;a signifiait : &#171; Suffit comme &#231;a ! &#187; &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Oui, j'arrive &#224; vous comprendre, ce n'est que du symbolique&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Bon, &#231;a va on ne sait pas, et puis Soury a disparu. Cela doit &#234;tre en juin ou fin juin1981. Il dispara&#238;t, et 15 jours apr&#232;s, les journaux annoncent que l'on retrouv&#233; le corps d'un homme mort, sans papier, dans le bois d'Arcy. En fait ce bois d'Arcy, &#233;tait le bois o&#249; son p&#232;re lui avait appris &#224; marcher. Soury me l'avait d&#233;j&#224; dit, il avait une bouteille de cyanure, qu'il avait fabriqu&#233;, me pr&#233;cisant, qu'un jour peut-&#234;tre en aurait-il besoin au &#171; cas o&#249; &#187;. Il est parti avec cette bouteille, laissant une lettre avec tous ces d&#233;tails &#224; ces amis. Il n'a pas &#233;t&#233; identifi&#233; tout de suite, mais une semaine apr&#232;s, on l'a ramen&#233; &#224; la morgue parisienne quai de la R&#226;p&#233;e, o&#249; &#233;t&#233; autopsi&#233;, il a fallu une semaine pour l'identifier, personne ne savait que c'&#233;tait lui. Il est parti comme &#231;&#224;. Alors voil&#224; comment &#231;a s'est termin&#233; avec Soury. Quelques temps apr&#232;s, j'ai rencontr&#233; Thom&#233;, parce qu'il venait aux s&#233;minaires (il m'avait demand&#233;, si je pouvais lui donner l'ensemble des r&#233;f&#233;rences o&#249; Lacan parle des deux, parce que Lacan r&#233;p&#233;tait souvent, &#171; Soury et Thom&#233;, Soury et Thom&#233; &#187; &#8230; et donc je lui avais fait une note, avec les enregistrements. Quelques ann&#233;es plus tard, Thom&#233; est venu quelque temps au s&#233;minaire que je faisais, et puis un jour il m'a amen&#233; d'abord toutes les lettres, etc. que Lacan leur adressait, il avait fait un volume, il m'a amen&#233; aussi les trois volumes, des travaux de Soury intitul&#233;s Chaines et N&#339;uds, qu'il avait &#233;dit&#233; avec L&#233;ger, &#224; leurs frais, c'&#233;tait &#233;norme. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Il a &#233;t&#233; fait pour leur ami.&lt;/i&gt; &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
Oui, oui. Je ne sais pas &#224; combien d'exemplaires cela a &#233;t&#233; vendu. Thom&#233;, apr&#232;s &#231;a, je le voyais de temps en temps, de loin en loin. Il m'a r&#233;v&#233;l&#233; qu'il ne supportait plus ce qui s'&#233;tait pass&#233; vers la fin, avec Lacan, qui de plus en plus faisait pression sur eux. Thom&#233; en avait marre, Soury &#233;tait devenu de plus en plus agressif et exigeant. &#171; Il faut qu'on on travaille ! &#187;. Thom&#233; a laiss&#233; tomber tout l'univers lacanien en gros, il est all&#233; faire une analyse chez quelqu'un qui n'est pas lacanien, il ne m'a pas dit qui&#8230;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Est-ce qu'il pigeaient quelque chose dans l'enseignement de Lacan ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; De toute fa&#231;on les deux ne savait pas toujours. Maintenant dans l'apr&#232;s coup, on aper&#231;oit le cheminement, mais pas &#224; l'&#233;poque quand on voyait ces trucs l&#224;. Tout deux ne savaient pas bien quelle &#233;tait la d&#233;marche de Lacan, d'ailleurs beaucoup de gens disaient que le s&#233;minaire est fini, il s'effiloche. Je ne suis pas d'accord avec &#231;a. Lacan a conclu son s&#233;minaire d'une fa&#231;on radicale sur ce qui a toujours &#233;t&#233; son interrogation depuis le d&#233;but, alors que les gens le critiquaient sur la fin, sans chercher &#224; comprendre ce qu'il faisait, avec cette affaire du n&#339;ud borrom&#233;en. Sa conclusion logique se formule ainsi : est-ce que le n&#339;ud borrom&#233;en, est un n&#339;ud &#224; trois en sorte que le quatri&#232;me est implicite, ou bien faut-il un quatri&#232;me rond explicite pour nouer, les trois ? Sa derni&#232;re phrase est la suivante : &#171; C'est une question math&#233;matique que je pose &#187; et il ajoute : &#171; je n'ai pas de r&#233;ponse &#187; et on lui a jamais r&#233;pondu, en tout cas &#224; ma connaissance, jamais personne n'a r&#233;pondu parce que c'&#233;tait tr&#232;s important cette histoire. Est-ce que c'est nou&#233; d'embl&#233;e et qu'il y a un quatri&#232;me implicite, ou bien est ce qu'il faut un quatri&#232;me ? C'est la question du statut et de la fonction du sympt&#244;me par rapport &#224; l'imaginaire, le symbolique et le r&#233;el, qui est pos&#233;e l&#224;. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Vappereau fait du n&#339;ud borrom&#233;en &#224; quatre anneaux une inversion, une sorte de d&#233;nouement, ainsi il se retrouve avec le n&#339;ud borrom&#233;en &#224; trois anneaux et ce serait &#231;a l'articulation du sympt&#244;me et sa disparition. &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Oui, je connais &#231;a un peu, Vappereau a une th&#233;orie aussi de la cure, puisqu'il dit qu'il a fait une cure avec Lacan. Ce qui lui a &#233;t&#233; contest&#233;. &lt;/br&gt;
Il a dit &#224; ses amis de l'&#233;poque que son exp&#233;rience de squatter &#233;tait l'&#233;quivalent de l'analyse. &lt;/br&gt; Vappereau consid&#232;re que le travail qu'il aurait fait avec Lacan - est ce qu'il en rajoute beaucoup, &#233;tait-ce une analyse ? Il a une conception tr&#232;s curieuse de l'analyse, parce qu'il va dire que Lacan l'a plac&#233;e sur le registre de l'imaginaire et non plus du symbolique (j'esp&#232;re ne pas trop simplifier sa position). &lt;/br&gt;
Il le dit clairement, il a &#233;crit plusieurs fois, que de toute fa&#231;on la probl&#233;matique du sujet est boucl&#233;, il faut aller ailleurs, et il s'&#233;vade, comme d'ailleurs me le disait Thom&#233; &#224; l'&#233;poque, parce que Lacan ne fait pas de la math&#233;matique, il utilise un support math&#233;matique en avan&#231;ait que le borrom&#233;en c'est la structure. La structure de l'inconscient, c'est la structure langagi&#232;re. Vappereau chaque fois qu'il butte sur un truc comme &#231;a, me donne l'impression de s'&#233;vader dans les math&#233;matiques. Je connais tr&#232;s peu la th&#233;orie de Vappereau, je trouve cela trop difficile. J'ai seulement un tout petit peu travaill&#233; avec lui, mais il fait &#233;cole, avec d'autres. Alors, son rapport avec Lacan je ne le connais pas, lui il dit que &#231;a tient lieu d'analyse. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Mais la question ce n'est pas si son exp&#233;rience avec Lacan est comme une analyse. J'ai recueilli son t&#233;moignage du moment qu'il a demand&#233; &#224; Lacan de commencer l'analyse et Lacan surpris laisse tomber ses lunettes. Elizabeth Roudinesco dans son livre Histoire de la psychanalyse en France dit que Lacan interpell&#233; par l'analyste avec qui Vappereau est en train de commencer le contr&#244;le, il r&#233;ponde que Vappereau n'a jamais fait une analyse avec lui&#8230; &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Voil&#224;, &#231;a c'est bien possible, on ne peut pas dire ni oui ni non. Ce qui est tr&#232;s curieux que dans les lettres de Lacan que re&#231;oivent Soury et Thom&#233;, il en parle Lacan, il dit : votre ami Vappereau m'emb&#234;te. &lt;/br&gt;
Vous savez, il y a des gens qui inventent avoir fait une analyse avec Lacan, on ne peut pas v&#233;rifier, y compris pour des gens qui sont vraiment all&#233;s en analyse avec lui, vous pouvez parfois vous demander s'ils ont vraiment fait une analyse. C'est la bouteille &#224; l'encre. Pour Vappereau on aurait pu le savoir. Vappereau a voulu se pr&#233;senter &#224; la passe &#224; l'&#201;cole de la Cause Freudienne, mais Jacques-Alain Miller en tant que secr&#233;taire, il lui en a refus&#233; l'acc&#232;s, dommage ! Alors que cela aurait &#233;t&#233; tr&#232;s bien que l'on puisse entendre Vappereau dans une passe. Enfin &#8230;je peux dire des choses f&#233;roces sur Miller, parce que c'est un type qui a &#233;tait tr&#232;s m&#233;chant et tr&#232;s dangereux avec certaines personnes. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Je viens de comprendre que vous &#233;t&#233; aussi un archiviste. Je reviens &#224; la topologie de Lacan, d'o&#249; me viens aussi l'int&#233;r&#234;t pour le parcours de Pierre Soury. En lisant votre livre,&lt;/i&gt; Les di(t)mensions de la jouissance &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;vous dites : c'est de la structure. La topologie c'est la structure. Mais quand vous dite c'est la structure, alors va &#224; dispara&#238;tre l'homologie entre l'inconscient et la topologie. Est-ce que les derni&#232;res ann&#233;es topologiques de Lacan pourraient se r&#233;sumer dans la formule : l'inconscient est structur&#233; comme une topologie ? Comment vous arrivez &#224; lever le &#171; comme &#187; ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Cela ne veut pas dire qu'il faut confondre l'imaginaire, le r&#233;el et le symbolique, &#231;a veut dire que parce que le symbolique se noue au r&#233;el et &#224; l'imaginaire que le borrom&#233;en est structure. La structure n'est r&#233;elle et n'existe que parce qu'il y a du symbolique. Dans la psychanalyse on parle de structure, on parle toujours de la structure langagi&#232;re, ce n'est pas la structure des cristaux, ni des arbres : c'est la structure langagi&#232;re dont on parle. &lt;/br&gt;
Constamment, Lacan dit &#231;a, c'est comme &#231;a, c'est d'abord une m&#233;taphore, ensuite cela devient la structure, il le dit &#224; chaque fois, apr&#232;s les graphes, les r&#233;seaux, tous ces trucs l&#224;, il arrive aux objets m&#246;ebiens. Il les utilisent de fa&#231;on diff&#233;rente pour essayer de voir comme cela fonctionne, et puis quand il trouve le n&#339;ud borrom&#233;en - au d&#233;but il en fait une concat&#233;nation signifiante, puis il l'utilise compl&#232;tement diff&#233;remment, il passe directement au nouage de l'imaginaire, du r&#233;el et du symbolique r&#233;ordonnant tout son enseignement &#224; repartir du noeud. C'est &#231;a la structure. Tout ce qui se fait vers la fin de l'enseignement de Lacan, lui vient de ce qu'il d&#233;couvre dans sa pratique. Les r&#233;seaux, les objets m&#246;biens ne sont pas suffisants pour rendre compte de ce qui se passe dans la pratique analytique concernant l'inconscient. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;C'est une &#233;criture topologique, c'est-&#224;-dire avec la topologie Lacan arrive &#224; &#233;crire certaines choses que dans la clinique ne trouvent pas une autre forme d'&#233;criture. &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Ces dessins sont une pratique des n&#339;uds, il montre au tableau comment il se trompe, il dit voil&#224; pourquoi, parce qu'on est encombr&#233; par notre imaginaire, on a plut&#244;t tendance &#224; voir &#224; plat et puis quand on est &#224; plat on s'aper&#231;oit que l'on aime faire passer des trucs dessus dessous, c'est dans sa pratique, et comme il est chez lui, il fait &#231;a avec des ficelles, avec des chambres &#224; air. Il dit que c'est une pratique, comme il parle des tisseuses et des tresses. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;tait-il en train de manier le r&#233;el ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Lacan avait &#224; faire &#224; son r&#233;el, c'&#233;tait son r&#233;el &#224; lui en tout cas. Il avait affaire &#224; &#231;a, il &#233;tait obnubil&#233; par &#231;a, Lacan. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pierre Soury s'apercevait de &#231;a, qu'il travaillait sur la m&#234;me question ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Oui. Il faut lire les d&#233;clarations de Lacan. Il pose une question &#224; un moment donn&#233;, sur la fin, et on ne lui a pas r&#233;pondu. &#201;videment il voyait bien l'affinit&#233; qu'il y avait entre ce qu'il disait et les math&#233;matiques. Pour lui &#171; la math&#233;matique &#187;, &#233;tait quand m&#234;me le discours le plus performant. Il pose cette question en public : &#171; Est-ce que la math&#233;matique est un sympt&#244;me ? &#187; On ne lui a pas r&#233;pondu. Personne ne lui a r&#233;pondu, Sibony a rican&#233; l&#224;-dessus ; il s'est vant&#233; un peu partout qu'il avait &#233;t&#233; professeur de math&#233;matique de Lacan. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sibony n'a jamais utilis&#233; les math&#233;matiques dans son approche ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Lacan est venu l'&#233;couter deux ou trois fois &#224; son s&#233;minaire, peut-&#234;tre, pour savoir un peu, mais il ne l'a pas suivi. Soury a &#233;t&#233; le collaborateur de Lacan le plus proche. On n'a jamais eu dans tout son enseignement quelqu'un qui a travaill&#233; autant d'ann&#233;es avec une telle constance. Lacan un jour avait dit &#224; quelqu'un &#8211; &#231;a m'a &#233;t&#233; rapport&#233; et cela ne m'&#233;tonne pas - il disait : j'ai retrouver l'&#226;ge d'or, j'ai cinq ans. Parce qu'on lui disait, mais monsieur quand m&#234;me de temps en temps vous vous tenez d'une dr&#244;le de fa&#231;on, vous faites des trucs impossibles &#8211; en dehors, je ne parle pas de l'analyse ; et alors Soury se marre l&#224;-dessus parce que il dit : mais oui, c'est vrai que Lacan a raison, mais c'est comme pour moi. Soury se voyait plus jeune, il se donnait trois ans, c'est parce que les enfants sont topologues, ils ne sont pas g&#233;om&#232;tres, ce n'est pas de hasard dans l'&#233;cole en France que vers les six ans on passe au cours pr&#233;paratoire o&#249; l'on apprend &#224; &#233;crire et &#224; lire, c'est-&#224;-dire que l'on est oblig&#233; de rentrer la graphie et dans la mise a plat, tandis que les enfants avant ils sont topologues. Les parents passent leur temps &#224; ranger les affaires de leur enfant, du coup il ne retrouve pas ses objets, parce que pour lui ce n'et pas le d&#233;sordre dans sa chambre, c'est mis comme &#231;&#224;, c'est son rep&#232;re (ou repaire). &lt;/br&gt;
Bon, c'est vrai l'&#233;ducation entre en jeu, mais n'emp&#234;che que des types comme Soury ils sont toujours rest&#233;s topologues dans leur vie. J'ai travaill&#233; longtemps apr&#232;s avec, dans un cartel avec des topologues qui avaient travaill&#233; avec Soury &#224; l'&#233;poque, et ces gens passaient leur temps, &#224; chaque s&#233;ance - je ne comprenais rien - &#224; s'&#233;changer leurs n&#339;uds, leurs machins qu'ils avaient fait, ils dessinaient, c'&#233;tait inimaginable. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Comme des artistes ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Ce n'&#233;tait pas des artistes, ils maniaient des choses, ils se posaient des questions de topologie, et on voyait bien qu'ils en avaient le maniement. Moi, je ne peux pas, j'ai du mal, pour moi le n&#339;ud borrom&#233;en j'ai du mal &#224; en faire un, en fin de compte. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Est-ce qu'il y a &#224; lire un &#233;chec topologique dans Pierre Soury ? J'avais lu dans son texte : je suis un cha&#238;non qui n'est pas li&#233; &#224; la cha&#238;ne. C'est un &#233;nonc&#233; suicidaire. Pourquoi n'est-il pas l&#224; encore &#224; travailler, &#224; &#233;crire, &#224; faire, pourquoi il a c&#233;d&#233; ? Il a c&#233;d&#233; face &#224; autre chose ou il a c&#232;de parce que quelque chose de son approche topologique ne tenait pas et il avait besoin d'un pas th&#233;orique ult&#233;rieur ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt; Peut-&#234;tre. On peut dire &#231;&#224; comme &#231;&#224;. Peut-&#234;tre a-t'il demand&#233; le secours de Lacan &#224; un moment donn&#233;. Bon, il a aid&#233; Lacan, mais Lacan il l'a aid&#233; aussi &#224; travailler. Quand la rupture c'est faite entre eux, il a v&#233;cu comme un drame qu'il n'y ait plus de s&#233;minaires et ne voyait plus Lacan. Peut-&#234;tre quelque chose a l&#226;ch&#233; pour lui, parce que &#231;a le probl&#232;me de la folie. Ce qu'il faisait gr&#226;ce &#224; Lacan, lui donnait la possibilit&#233; de se nouer, de faire cha&#238;ne avec lui. Lacan utilise dit de m&#234;me pour lui quand il dissout l'EFP. Des gens lui envoient les huissiers, ils lui disent qu'il n'a pas le droit, c'est une institution&#8230; Bon, d'accord, l'institution sera dissoute selon les proc&#233;dures habituelles, mais l'&#233;cole est dissoute, il suffit que un s'en aille pour que tous se dispersent. Lacan consid&#233;rait qu'il avait nou&#233; cette &#233;cole autour de lui, incontestablement, et qu'&#224; partir du moment o&#249; il avait prononc&#233; cette dissolution c'&#233;tait accompli pour lui ; toute la d&#233;marche administrative de dissolution de l'institution ne l'int&#233;ressait pas. C'est mon l'interpr&#233;tation de la chose, parce qu'il &#233;tait extr&#234;mement contest&#233; quand il est entr&#233; dans sa p&#233;riode borrom&#233;enne. C'est-&#224;-dire que les gens les plus proches qu'il avait autour de lui le l&#226;chaient, ils n'allaient plus &#224; son s&#233;minaire, il s'en rendait bien compte et on le critiquait : mais &#224; quoi cela sert, qu'est ce que c'est ce truc borro ? Dire que le borro ne sert &#224; rien dans la pratique, &#231;a s'est r&#233;pandu, alors que dans la pratique on voit bien que c'est de &#231;a qu'il s'agit. On aborde le patient par l'imaginaire, par le symbolique et par le r&#233;el. Dans la cure de temps en temps, on est oblig&#233; de faire des rectifications par rapport au r&#233;el. Ce n'est pas que la premi&#232;re fois que l'on fait &#231;a dans la cure. On aborde aussi les choses par l'imaginaire ou par le symbolique. Bref on intervient dans les trois registres. Ils sont aussi important le uns que les autres, ils sont &#233;quivalents dans leur h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; absolue. &lt;/br&gt;
Lacan a &#233;t&#233; probablement tr&#232;s touch&#233; par cette d&#233;saffection. Sur sa pratique, j'en ai entendu, le nombre de saloperies que j'ai entendu sur sa pratique&#8230; &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur la pratique de Lacan ? &lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt; Oui, qu'il n'&#233;tait pas analyste ! &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Site de Patrick Valas [Trascription revue l'Auteur]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Incontro a Rovereto. 30 maggio 2012</title>
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&lt;img src='http://www.transfinito.eu/IMG/jpg/banda_annunci_diavolo.jpg' width='520' height='56' alt=&quot;&quot; style='height:56px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Incontro a Rovereto. 23 maggio 2012</title>
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&lt;img src='http://www.transfinito.eu/IMG/jpg/banda_annunci_miraggio.jpg' width='520' height='56' alt=&quot;&quot; style='height:56px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Souffrance et passion </title>
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		<dc:creator>Christian Pagano</dc:creator>

<category domain="http://www.transfinito.eu/spip.php?rubrique31">Linguistica</category>


		<description>Une pens&#233;e qui ferait l'impasse sur la souffrance ne serait gu&#232;re s&#233;rieuse. L'angoisse, tout le monde l'&#233;prouve, mais personne ne la voit en tant que telle. Rien mieux que Douleur et Souffrance n'indique l'unit&#233; du corps et de l'Esprit, distincts mais ins&#233;parables. Cependant la douleur est une chose qu'on &#171; a &#187;, la souffrance se dit avec le verbe &#234;tre : je suis souffrant. Le mal-&#234;tre n'est jamais au-dehors mais au-dedans, non dans une r&#233;gion pr&#233;cise, mais global, &#224; l'image m&#234;me du &#171; serviteur (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une pens&#233;e qui ferait l'impasse sur la souffrance ne serait gu&#232;re s&#233;rieuse. L'angoisse, tout le monde l'&#233;prouve, mais personne ne la voit en tant que telle. Rien mieux que Douleur et Souffrance n'indique l'unit&#233; du corps et de l'Esprit, distincts mais ins&#233;parables. Cependant la douleur est une chose qu'on &#171; a &#187;, la souffrance se dit avec le verbe &#234;tre : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;je suis souffrant&lt;/i&gt;. Le mal-&#234;tre n'est jamais au-dehors mais au-dedans, non dans une r&#233;gion pr&#233;cise, mais global, &#224; l'image m&#234;me du &#171; serviteur souffrant &#187; chez le proph&#232;te Isa&#239;e&#8230;. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
Le cas plus difficile, c'est celui o&#249; la douleur s'allie &#224; la souffrance qui, ensemble, cr&#233;ent &#224; leur tour le terrain sur lequel d'autres souffrances et douleurs peuvent surgir. Mais on peut parler de la souffrance, la faisant acc&#233;der &#224; la parole, ce qui est la grande d&#233;couverte mais aussi les limites de la psychanalyse. Cela ne signifie pas qu'il faille rester dans la souffrance et justifier quelque douleur que ce soit. Ce serait du dolorisme, qui n'a aucune justification s&#233;rieuse m&#234;me dans la Bible, et surtout dans la passion du Christ, car pour la premi&#232;re fois dans la litt&#233;rature antique on justifie non pas la violence faite &#224; la victime mais on revendique constamment son innocence (Ren&#233; Girard). &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
D&#232;s l'instant que je fais intervenir ma pens&#233;e pour agir sur ma souffrance, j'en ai d&#233;j&#224; att&#233;nu&#233; l'intensit&#233;. Que se passe-t-il si je sais m'affranchir du d&#233;sir de fuir la souffrance dans des explications de toute sorte ? &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2634 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.transfinito.eu/IMG/jpg/opera_chris.jpg' width='520' height='353' alt='JPEG - 222 Kb' style='height:353px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Opera di Christiane Apprieux, 2012, olio e acrilico su tavola&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est alors que la souffrance fait signe vers le grand myst&#232;re de l'immanence absolue du sentiment le plus &#233;lev&#233; de l'homme, sa &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;passion&lt;/i&gt; autant active que passive : sentiment global dans lequel la vie s'&#233;prouve elle-m&#234;me dans sa plus haute intensit&#233;, dans son unicit&#233; m&#234;me. Comprendre alors la souffrance, ce n'est donc pas lui attribuer seulement un sens, mais un accueil possible. Cela ne veut pas dire pour autant qu'elle soit n&#233;cessaire. La souffrance peut &#234;tre transcend&#233;e, transfigur&#233;e. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
Ce qui est &#233;clair&#233; dans la lucidit&#233; est d&#233;j&#224; en partie lib&#233;r&#233;. Mais ce qui lib&#232;re vraiment, c'est l'amour nourrissant jusque dans les cellules du corps. Lutter contre la souffrance ne fait souvent que la renforcer. La fin de la souffrance para&#238;t ins&#233;parable de la fin de l'empire de l'ego qui se traduit par un amour inconditionnel s'exprimant dans une compassion universelle &#224; l'&#233;gard de la souffrance d'autrui. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt; D&#232;s lors, il ne s'agit plus que de co&#239;ncider avec Soi m&#234;me, sans entretenir des divisions. Alors seulement on peut faire cette exp&#233;rience &#233;trange : une souffrance totalement accept&#233;e, non seulement se r&#233;v&#232;le &#224; elle-m&#234;me dans la profondeur de ses ramifications, mais elle se d&#233;tache et peut se muer, comme chez les saints et des sages &#233;minents, en une sorte de Joie profonde. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
21 mai 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>22 maggio 2012. Alessandro Taglioni</title>
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		<dc:language>it</dc:language>
		

<category domain="http://www.transfinito.eu/spip.php?rubrique17">Opere</category>


		<description>&quot;La materia, Dio, l'arte&quot;

-
&lt;a href="http://www.transfinito.eu/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Opere&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class='spip_document_2633 spip_documents' &gt;
&lt;a href=&quot;http://www.transfinito.eu/spip.php?article1840&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&lt;img src='http://www.transfinito.eu/IMG/jpg/copertina_taglioni-2.jpg' width='520' height='434' alt=&quot;&quot; style='height:434px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&quot;La materia, Dio, l'arte&quot;</title>
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		<dc:creator>Alessandro Taglioni</dc:creator>

<category domain="http://www.transfinito.eu/spip.php?rubrique1">Arte</category>


		<description>Ci sono alcuni tratti nel libro (La materia, Dio, l'arte, Spirali, 2009), alcune traversate, che cercano di leggere ci&#242; che ho chiamato demonizzazione della materia, che &#232; intervenuta a un certo punto in quella che &#232; chiamata la storia dell'arte. Cio&#232; in concomitanza con l'avvento del concetto. &#200; intervenuta su questa cosa che &#232; stata chiamata concetto e che ha comportato proprio l'assenza, a un certo punto, della materia. Perch&#233; assenza della materia? Perch&#233; va naturalmente con altre assenze: assenza (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ci sono alcuni tratti nel libro (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La materia, Dio, l'arte&lt;/i&gt;, Spirali, 2009), alcune traversate, che cercano di leggere ci&#242; che ho chiamato demonizzazione della materia, che &#232; intervenuta a un certo punto in quella che &#232; chiamata la storia dell'arte. Cio&#232; in concomitanza con l'avvento del concetto. &#200; intervenuta su questa cosa che &#232; stata chiamata concetto e che ha comportato proprio l'assenza, a un certo punto, della materia. Perch&#233; assenza della materia? Perch&#233; va naturalmente con altre assenze: assenza di lettura, assenza di scrittura, assenza di cervello, di intendimento, di intelligenza, comunque in generale nell'arte assenza di materia perch&#233; &#232; ci&#242; che &#232; avvenuto nell'arco di un secolo, pi&#249; o meno, che ha attraversato tutto il novecento e sta proseguendo in questo secolo, questa riduzione algebrica che ha tolto la materia dall'opera. L'opera, man mano, per gradi si pu&#242; dire, (si potrebbe anche fare una tavola sinottica e vedere quali materie sono state tolte) si &#232; ridotta: dalla tela, prima &#232; stata tolta la tela e poi la cornice, poi &#232; stata la cornice senza la tela, poi &#232; stata tolta anche la cornice perch&#233; non serviva neanche la cornice, e siamo arrivati al concetto. Questo concetto si pu&#242; leggere sicuramente come una cancellazione. Questo per un aspetto. Questa cancellazione attualmente porta con s&#233; la questione della lettura: questo libro &#232; in definitiva una concatenazione di letture. Se vogliamo dirla con Borges, che ha detto pubblicamente di non essere uno scrittore: &#232; proprio vero, nel senso che intendeva innanzitutto essere una mia lettura di alcuni, non dico capisaldi, alcuni autori e alcuni oggetti dell'arte, che sono stati ritenuti importanti, e che lo sono ancora oggi importanti, e che ho tentato di leggere. Facendo questo, poi, ho trovato che addirittura c'erano delle &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;profezie&lt;/i&gt;. Leggendo questi autori, leggendo queste opere note o meno note della storia dell'arte, ho trovato delle profezie. Allora le profezie, appunto, ribadisco che sono profezie negative, non profezie nel senso corrente della parola. Profezie negative, cio&#232; il luoghi comuni. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2632 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.transfinito.eu/local/cache-vignettes/L506xH500/05-b2210.jpg' width='506' height='500' alt='JPEG - 67.6 Kb' style='height:500px;width:506px;' class='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Alessandro Taglioni, &quot;Tre stesure, tre strutture. Secondo il futuro e per l'avvenire&quot;, 2011, olio su tela, 100x100&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il luogo comune nel senso per esempio, il primo l'ho gi&#224; detto, l'esistenza del concetto, quindi da l&#236; tutta la sciarada delle differenti arti concettuali che poi hanno preso nomi differenti: il minimalismo, il post-moderno, la pop-art, eccetera, sono tutte opere concettuali. Comunque sia: luoghi comuni. Allora, esercizi di luoghi comuni. Poi oltre a queste, altre profezie tipo l'esistenza dell'arte ancora dal punto di vista del novecentismo, cio&#232; l'arte creativa, che &#232; un altro luogo comune, che ho cercato di esplorare. Ma perch&#233; si &#232; continuato a dire per anni, decenni e decenni, ormai &#232; quasi duecento anni, che l'arte &#232; creativa? Se vado a leggere quello che ha scritto Giotto, quello che ha scritto Leonardo, non trovo mai scritto che l'arte &#232; creativa. Mai. Allora a un certo punto qualcuno &#232; arrivato dicendo che l'arte &#232; una faccenda di creazione. Allora sono andato a verificare, ancora sto verificando per cercare di capire meglio, non &#232; esaustivo quello che sono andato a leggere in questo senso, comunque l'ho ritenuta una profezia negativa e allora ho preso alcuni autori, alcuni filosofi, alcuni artisti che hanno praticato questo concetto e li ho messi nel libro. Un'altra profezia negativa &#232; quella dell'esistenza del soggetto. Allora attraverso l'esperienza, attraverso l'insegnamento, la mia formazione ho avviato un'altra lettura. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Non &#232; che ci svegliamo la mattina e cominciamo a dire: l'arte non &#232; creativa, il soggetto non esiste, eccetera. Per&#242; ho cercato di esplorare questa idea e anche qui ho trovato che il soggetto, come dire: il soggetto in arte, il soggetto nella vita di ciascun giorno, il soggetto nella societ&#224;, nella scrittura, nella lettura, anche qui ho potuto notare che &#232; un'idea recentissima, tutto sommato. Non &#232; che il soggetto &#232; un'idea che esiste da quattromila anni, anche se a noi sembrerebbe normale dire soggetto di qua, soggetto di l&#224;, perch&#233; il soggetto fa questo o il soggetto fa quello, comunque ho cercato di esplorare rispetto all'arte che cosa ha portato sopra tutto dal punto di vista di chi ha cercato di introdurre nella storia delle idee, della filosofia, questa esistenza del soggetto. E allora mi sono trovato a leggere anche le lezioni di estetica di un signore che si chiama Hegel e che teorizz&#242; - e qui siamo nell'ottocento - l'esistenza del soggetto. Lo teorizz&#242;, lo pratic&#242;, e poi arriva a dire che l'artista per essere tale ha bisogno assolutamente di compiere un viaggio dall'esterno verso l'interno, quindi fu lui, il primo o fra i primi, a dire, a affermare, quello che noi oggi intendiamo. E cos&#236; nel Novecento si intendeva come l'artista per creare, per esistere, aveva bisogno di andare al suo interno, cio&#232; entrare dentro di s&#233; in qualche maniera, spiritualmente suppongo che intendesse dire, e compiere questo viaggio interiore all'interno di s&#233;, per tornare esternamente poi a compiere l'atto artistico o anche intellettivo di creazione di qualche cosa. Questa qui &#232; una delle profezie negative che lui definii nell'Ottocento e che funzion&#242; perfettamente nel Novecento. Se noi andiamo a vedere poi quel che &#232; successo nel Novecento leggiamo - nel futurismo, sia all'indietro che in avanti - proprio quello che lui disse un secolo prima. Tutto quello che lui disse un secolo prima in questo ambito avvenne, in qualche modo. Per questo l'ho chiamata profezia negativa. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ecco, oltre a questa esplorazione dei luoghi comuni, ho fatto una lettura di quello che riguarda qualcosa che ancora sto cercando di esplorare, che ritengo un patrimonio essenziale, quello artistico, sopra tutto per noi qui in Italia. La questione di Dio, che adesso posso dire cos&#236; rapidamente riguarda sopra tutto l'arte, pi&#249; che la religione. A un certo punto mi sono trovato a scrivere che &#232; avvenuto qualcosa nell'arte, nella fattispecie nell'ambito italiano, che non &#232; potuto avvenire non so perch&#233; altrove, nel resto dell'Europa. &#200; avvenuto esattamente nel Quattrocento. Nel Quattrocento &#232; avvenuto in Italia qualcosa di straordinario, qualcosa che ha preparato il rinascimento, un rinascimento che ancora non c'&#232; stato in altre paesi, non c'&#232; stato in Germania, non c'&#232; stato in Francia, in Inghilterra, quindi stiamo parlando di qualcosa di straordinario che &#232; avvenuto nell'arte e che non &#232; avvenuto per una sorte di laicismo, non &#232; avvenuto per una sorta di ideologia protestante o altro, &#232; avvenuto proprio perch&#233; c'era una questione cattolica che &#232; intervenuta specificamente in Italia e che ha permesso l'arte e la esaltata. &#200; il minino che possiamo dire, no? Finanziata direi di s&#236;, ma quasi come questione superflua, a mio parere. Rispetto all'enormit&#224; alla cosa, come dire, il cattolicismo ha introdotto qualcosa che altre teologie non potevano fare. Non so perch&#233;. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;
Ho cercato anche di esplorare la questione dell'iconoclastia, un po' ho scritto qualcosa. Sicuramente la questione cattolica, intanto possiamo dire che integra. Il cattolicismo &#232; il nostro, se vogliamo chiamarlo cos&#236;, &#232; il nostro integratore, nel senso che nella sua lezione trae con s&#233; o in s&#233;: integra differenti contributi; cosa che difficilmente pu&#242; avvenire se interviene un iconoclasmo di qualsiasi tipo. Comunque, non mettendosi a fare adesso un'esplorazione storica, l'essenziale che volevo dire &#232; che c'&#232; una base solidissima che &#232; quella appunto del Quattrocento, che non &#232; ancora scontata, &#232; questo che ho cercato di scrivere, tanto che non &#232; letta ancora. Come non &#232; stato letto Leonardo da Vinci, cos&#236; non &#232; stato letto nemmeno il Quattrocento. &lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#200; una lezione che &#232; somma, somma nel senso che non ce ne sono state dopo. Adesso la questione non &#232; quella di fare una dietrologia, per&#242; c'&#232; un esempio particolare che d&#224; moltissimo per intendere, per capire la cosa, anche rispetto alla battaglia che ciascuno di noi affronta per confrontarsi anche con altre opere, con altri autori, ancora oggi. Non &#232; nemmeno il caso di fare una dietrologia nel senso di dire che cosa non &#232; avvenuta nel Novecento, perch&#233;? Neanche il caso di chiedersi quante cose brutte, quante cose belle&#8230; Per&#242; la lettura sicuramente va fatta e ho cercato di farla rispetto all'ideologia del Novecento, rispetto alla religione, cio&#232; la religione nel senso della religione della morte, della religione dell'incesto, eccetera. Tutte questioni che sono esplorate un pochino anche per capire qual &#232; il contributo che occorre dare adesso rispetto all'arte che oggi viene reputata in crisi o all'intellettualit&#224; che viene reputata in crisi o alla societ&#224; intera che viene reputata in crisi. Questo &#232; importante perch&#233; la tentazione soprattutto in periodo di crisi sarebbe quella di dire: bene &#232; la barbarie, facciamo la tabula rasa, distruggiamo tutto, cancelliamo tutto, oppure ripartiamo da zero. Diciamo che per molti o per alcuni la tentazione potrebbe essere quella. Invece no. Magari ci sono altre occasioni&#8230;
&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;I critici fanno il loro mestiere. Non credo che creino o distruggano l'arte. Purtroppo occorre anche capire che c'&#232; qualche cosa che non basta pi&#249; al mestiere o vice versa, &#232; il mestiere che non basta pi&#249;&#8230; Mestiere nel senso di mestierante, intendo nel senso di professare, della professione, non della professionalit&#224;, non nel senso in cui si dice che non c'&#232; professionalit&#224;. Per altro, sicuramente lo scenario artistico &#232; demenziale, questo bisogna riconoscerlo, come dicevo appunto per tornare a Borges, perch&#233; ci sono i poeti, perch&#233; la crisi non &#232; che toglie i poeti o toglie gli artisti. Ci sono gli artisti, ci sono i poeti, ci sono gli scrittori. Ecco il problema &#232; uno solo, che non sappiamo che ci sono, nessuno sa di noi che ci siano. Io non so che lei c'&#232;, lei non sa che io ci sono&#8230; Borges diceva cos&#236;, che i poeti ci sono ma non sappiamo che ci sono. Cosa voleva dire? Non andiamo a cercarli in televisione, non andiamo a cercarli sul banco principale delle librerie, non andiamo a cercarli l&#236;, tutto qua.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/br&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Non &#232; questione di nicchia. L'arte non &#232; di nicchia. Purtroppo sembra che l'arte, gli artisti, le opere d'arte siano una questione di nicchia, ma non &#232; cos&#236;. L'artista deve essere imprenditore perch&#233; non pu&#242; non esserlo, non pu&#242; che esserlo. Altrimenti se io non lo facessi sarei, come avviene spesso, un cliente dei galleristi. Se io non facessi l'imprenditore sarei costantemente un cliente, perch&#233; questo? Perch&#233; oggi i galleristi hanno come clienti gli artisti, basta. Quindi ci si pu&#242; immaginare la vita che possa fare un artista se non &#232; un imprenditore. Comunque &#232; sicuramente un imprenditore, ma la questione non &#232; di nicchia, perch&#233; l'artista usa strumenti e tecnica che mettono in ballo le questioni di vita, come ciascuno. Quando dieci anni fa c'&#232; stata la bolla di internet: amici a cui magari si proponevano delle opere, dicevano: no, purtroppo ho appena investito in titoli e i azioni e li ho persi con la bolla di internet, mi spiace. Ma un quadro&#8230; Purtroppo quelli con cui ho investito mi hanno rubato i soldi&#8230; Dieci anni dopo: un quadro cos&#236;&#8230; No, purtroppo li ho messi in banca, non sono sicuro, forse perder&#242; anche quelli. &lt;/br&gt;
L'artista la sa lunga, tra virgolette, su certi aspetti. Quando il cittadino deve investire, che cosa fa? Va in banca, perch&#233; &#232; tranquillo che i suoi soldi in banca vanno bene, perfetto. Per&#242;, come dire, il patrimonio in banca, noi diamo i soldi a qualcuno che poi vediamo al telegiornale, quelli l&#236; davanti al monitor che masticano la chewing-gum, che guardano i valori delle borse andare su e gi&#249;. Ma l'arte la sa pi&#249; lunga, in che senso? Nel senso di patrimonio: noi dobbiamo per forza investire nel senso che dobbiamo ricavare, dobbiamo investire nel senso che dobbiamo ammonticchiare, dobbiamo aumentare qualche cosa che investiamo, oppure investiamo perch&#233; c'&#232; in ballo una questione di patrimonio, di formazione, di qualche cosa che sai che tu puoi investire e un domani, prima o poi, restituire. Ci sono tanti quesiti. L'arte ha anche questo statuto. Ha ragione in questo statuto finanziario e imprenditoriale perch&#233; &#232; uno strumento eccezionale, che sembra di nicchia, come il libro d'arte, il libro di cultura, la biblioteca&#8230; Non occorre parlare solo di quadri. Possiamo metterci la ricerca, il libro, il pensiero, la formazione. Sono tutte cose che apparentemente quando non occorre sono di nicchia, per cui ci sono quei pochi che studiano, che apprezzano, per&#242; &#232; un abbaglio. &#200; un abbaglio ideologico che finch&#233; uno non ci sbatte la testa una volta, due volte, tre volte, quattro volte, non coglie. Quando un nonno capisce che i suoi nipoti non hanno capito una mazza di quello che ha scritto&#8230;Chi era Leonardo? Era un ciclista! Quando il nonno arriver&#224; a capire che il nipote alla domanda risponde picche, forse ragioner&#224;, magari far&#224; un altro giro di ragionamento per capire che quello che riteneva di nicchia era qualcosa che lo investiva totalmente. Investiva la vita dei suoi piedi, della sua testa, della madre, della moglie, della figlia, dello zio&#8230; Quindi l'artista &#232; imprenditore a tutti gli effetti.
&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Noi viviamo in un'epoca ipertecnicizzata, nell'elogio stesso dell'ipertecnismo. In questo ipertecnicismo che cosa succede? Succede che nostro nipote &#232; un fisico teorico straordinario, sa tutto sulla fisica teorica, poi se gli chiede di leggere il libro di Pinocchio non riesce a leggerlo, oppure se gli si chiede di montare una bicicletta non la sa montare. Questo ipertecnicismo &#232; antitesi, come minimo, della bottega rinascimentale, per cui se noi viviamo in un'epoca di ipertecnicismo &#232; assurdo mettersi a dire che ci vuole un linguaggio ipertecnico. Quando si va in banca a investire, tutti dicono: ma non ho capito niente di quello che mi hanno detto, non ho capito niente di quello che mi hanno proposto, le polizze me le hanno spiegato ma non ho capito niente, e allora &#232; un linguaggio tecnico. Siamo sempre l&#224;. Che cosa vuole dire? Vuole dire che l'ipertecnicismo che non serve a un tubo. Se diciamo &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;arte&lt;/i&gt; non &#232; una questione d'ipertecnica: &#232; tecnica, ma non occorre l'ipertecnica, non occorre essere ipertecnici, non occorre saper fare, sapere che cosa c'&#232; dentro il raggio di una ruota di bicicletta. Va benissimo sapere quanti protoni ci sono in quella cosa, per&#242; &#232; interessante sapere come si taglia l'erba del prato. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La bottega rinascimentale avr&#224; avuto un senso. L'ipertecnicismo non risponde alla questione della bottega. &#200; lo stesso problema per cui l'economista non pu&#242; rispondere rispetto all'economia. Cio&#232;, il luogo comune che cosa dice? Che gli economisti sono gli unici che possono risolvere il problema dell'economia in Europa. Ma quale cazzatta stiamo dicendo: non &#232; possibile. Non &#232; possibile che l'economista risponda a una questione economica, non esiste proprio, &#232; impossibile che lo faccia, perch&#233; non si pu&#242; mai mettere un esperto davanti a una questione che &#232; reputata di quell'esperto. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#200; assurdo, &#232; proprio antirinascimentale, ripeto di nuovo una cosa che noi abbiamo imparato dal rinascimento e che abbiamo assolutamente rimosso. L'economista? D'accordo, si va bene l'economista per dire qualcosa in merito a questa crisi, ma se non si mette l'economista con l'artista, con lo statista (altro problema perch&#233; qui gli statisti non sappiamo dove andare a prenderli) e con il cittadino, poniamo il falegname o con il cuoco, non c'&#232; nessuna crisi che tenga. Lo posso dire con il matematico. Se mettiamo il matematico di fronte a una questione da solo, potr&#224; dire qualcosa rispetto alla questione, ma se non c'&#232; interlocuzione&#8230; L'interlocutore qual &#232;? Il matematico con la matematica: non c'&#232; interlocuzione.
&lt;/br&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'arte come specchio del tempo? Innanzitutto c'&#232; un retaggio quando si dice specchio del tempo, nel libro ne ho parlato ampiamente. Appartiene un po' a tutte le epoche l'idea d'inseguire lo &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Zeitgeist&lt;/i&gt;, lo spirito del tempo. &#200; un retaggio ideologico e quindi tutto il Novecento e anche questo secolo vivono in un'ideologia post-comunista e allora trattandosi di una tale ideologia &#232; chiaro che l'idea di un arte o di un artista come specchio dell'epoca &#232; un imperativo, non &#232; solo un dettato. Un imperativo che per&#242; ha i suoi scacchi, per fare un esempio: ho visto la produzione da vicino di un certo numero di artisti russi che hanno lavorato nel Novecento, quel Novecento che &#232; stato staliniano e anche post-staliniano, e ciascuno di questi artisti ha attraversato settant'anni di comunismo in assenza totale di realismo comunista. Ci si immagini degli artisti che vivendo sotto il regime comunista non producono il realismo socialista, proprio l&#236; nel covo dell'ideologia. Moltissimi artisti, non solo quelli che ho incontrato da vicino, ho potuto constatare che hanno vissuto una pittura che, un po' per l'isolazionismo rispetto all'Europa, un po' per il mito che rimaneva, si sono trovati a fare per settant'anni qualcosa che in qualche modo era gi&#224; avvenuta venuta in Europa, quindi la traversata del cubismo, la traversata dell'astrattismo&#8230; Loro non li avevano vissuti direttamente, solo nel mito. Moltissimi pittori facevano delle cose immaginabili per il comunismo, infatti vivevano non solo isolati rispetto all'Europa, ma isolati anche rispetto al regime. Tantissimi non pochi. E quindi per dire come una circostanza non sia mai, o sia troppo, o comunque sia: totalmente ininfluente rispetto all'arte. Nel caso dell'Occidente ritengo che l'idea dello specchio dell'epoca sia un retaggio ideologico: ho potuto constatare che ci sono autori che non sono allineati, non lo sono mai stati e ogni volta che gli si &#232; detto ma lei rappresenta questo o quello: sono stati mandati a quel paese...
&lt;/br&gt; &lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nel libro non c'&#232; scritto che cos'&#232; l'arte. Il libro comincia con un quesito: dov'&#232; l'arte? E l&#236; c'&#232; una attraversata. &#200; il dove che in qualche modo pu&#242; suggerire il come. Comunque sia l'arte &#232; la tecnica, arte &#232; proprio tecnica, &#232; il bordo, &#232; qualche cosa che non funziona. Cio&#232; il problema di molti critici, di molti sistemi epocali, &#232; che si sono chiesti non solo che cosa fosse questa arte, ma anche, il grosso problema era: come che funziona? Ma l'arte non funziona, non &#232; il suo mestiere, tant'&#232; che si tende nel luogo comune a dire che &#232; una cosa di nicchia, appunto ma per pochi, perch&#233; non &#232; un funzionamento, non dico che &#232; il ghetto, ma insomma&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/br&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;/br&gt;
Interventi di Alessandro Taglioni al dibattito di presentazione del suo libro &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;La materia, Dio, l'arte&#8221;&lt;/i&gt; (Spirali 2009), a Vicenza, presso la galleria d'arte Art&#249; (Artisti Uniti), il 27 settembre 2011. &lt;/br&gt;
Prima edizione Transfinito: 22 maggio 2012. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;[Trascrizione non rivista dall'Autore]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Dettaglio</title>
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<category domain="http://www.transfinito.eu/spip.php?rubrique43">chiarezza</category>


		<description>Il problema del solipsismo estetico, il pericolo di lasciarsi prendere dalla fantasia rimonta almeno a Platone, se non prima (Thomas Laqueur, Solitary Sex, 356), partecipa alla retorica antiteatrale, consolidata tra Agostino e Rousseau. Eppure a una prima ricerca storica (sarebbe da verificare nella Bibbia e nella Torah, dove c'&#232; invece la questione opposta: &#8220;non ti farai immagini&#8221;), &#232; con Platone che comincia la produzione industriale dell'immaginazione, della masturbazione mentale: &#8220;Immagina tu (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Il problema del solipsismo estetico, il pericolo di lasciarsi prendere dalla fantasia rimonta almeno a Platone, se non prima (Thomas Laqueur, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Solitary Sex&lt;/i&gt;, 356), partecipa alla retorica antiteatrale, consolidata tra Agostino e Rousseau. Eppure a una prima ricerca storica (sarebbe da verificare nella Bibbia e nella Torah, dove c'&#232; invece la questione opposta: &#8220;non ti farai immagini&#8221;), &#232; con Platone che comincia la produzione industriale dell'immaginazione, della masturbazione mentale: &#8220;Immagina tu gli umani prigionieri in una caverna&#8221;. Rispetto a questo, Guy Debord scopre la caverna spettacolarizzata al suo sommo grado. E rispetto a questo andrebbe letta la sua passione per l'alcool.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La passion du sens : &#234;tre son destin</title>
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		<description>La passion du sens : &#234;tre son destin

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class='spip_document_2628 spip_documents' &gt;
&lt;a href=&quot;http://www.transfinito.eu/spip.php?article1832&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&lt;img src='http://www.transfinito.eu/IMG/jpg/pub.pagano.banda.jpg' width='520' height='56' alt=&quot;&quot; style='height:56px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Quel che resta della paranoia</title>
		<link>http://www.transfinito.eu/spip.php?article1839</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>it</dc:language>
		<dc:creator>Giancarlo Calciolari</dc:creator>

<category domain="http://www.transfinito.eu/spip.php?rubrique10">Psicanalisi</category>


		<description>Resta l'attraversata di una fantasmatica che non riesce a padroneggiare l'inconscio. Nulla pi&#249; a che vedere con i presupposti di ordine sociale con cui era sorto il termine paranoia in ambito psichiatrico.

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		<title>&quot;Teoria della cucina&quot;</title>
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		<dc:language>it</dc:language>
		<dc:creator>Giancarlo Calciolari</dc:creator>

<category domain="http://www.transfinito.eu/spip.php?rubrique2">Cucina</category>


		<description>Dalla Bibbia agli scritti classici sulla cucina, dalla sociologia alla psicanalisi del cibo, il libro affronta lo specifico delle varie teorie della cucina, del cibo e del gusto, e propone una lettura inedita e rivoluzionaria. Attualmente &#232; l'unico libro di riferimento per chiunque svolga una ricerca in materia di cucina e di cibo. Un'introduzione al libro da parte del suo (...)

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;Dalla Bibbia agli scritti classici sulla cucina, dalla sociologia alla psicanalisi del cibo, il libro affronta lo specifico delle varie teorie della cucina, del cibo e del gusto, e propone una lettura inedita e rivoluzionaria. Attualmente &#232; l'unico libro di riferimento per chiunque svolga una ricerca in materia di cucina e di cibo. &lt;/br&gt;
Un'introduzione al libro da parte del suo autore.&lt;/div&gt;
		
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