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La topologie du noeud borroméen est-elle l’énigme testamentaire de Lacan ?

L’énigme Lacan. A propos d’un livre de Bruno Dal-Palu

Giancarlo Calciolari

Bruno Dal-Palu dans L’énigme testamentaire de Lacan (L’Harmattan, 2004, pp. 334, € 28,50) affronte le dernier enseignement de Jacques Lacan, qui débute en 1972 avec le nœud borroméen.

(7.02.2006)

Cet enseignement, qui est pour l’auteur une véritable énigme testamentaire léguée à la psychanalyse, demande une lecture sans plus de généalogie, ni de groupe, ni de chapelle, ni de cellule, ce qui est une implication à tirer de la formule de Lacan : il n’y a pas de rapport sexuel. Il n’y a pas le testament à déchiffrer : il y a le texte de Lacan à restituer.

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Christiane Apprieux, "L’enigma", 2006, acrilico e foglia oro su cartoncino telato, cm 33x24

Or ce qui est problématique dans l’œuvre de Lacan, comme certains postulats de l’idéologie française, tels que le sujet, la rupture, l’universel, et bien d’autres, devient une certitude par ses épigones ; c’est-à-dire que les axiomes deviennent des prémisses logiques, donc des postulats qui ne peuvent que fournir comme conclusion une vérité logique, purement déductive, sans besoin d’écoute et d’expérience.

La question est comment l’abord logique de la psychanalyse de Bruno Dal-Palu soit une brèche dans la parole originaire où soit une algébrisation de la psychanalyse qui requiert les légions des géomètres exécuteurs.

Pour Bruno Dal-Palu il est question du “discours inconscient du sujet” (8). Et si le discours n’était pas inconscient, mais l’inconscient est la parole dans son acte ? Et s’il n’y a plus de sujet de la parole ?

L’écriture topologique advient « comme le support d’un enseignement pour la transmission de l’analyse » (9). Pourquoi transmettre l’existence d’un théâtre d’ombres idéologiques, tel le discours inconscient du sujet, lorsque l’expérience originaire fournie les éléments pour une autre théorisation ?

« Faire comprendre l’œuvre de Lacan » (12) vaut-il à la lire ? Ou à éviter la lecture ? Pouvons nous avoir compris et puis transmettre le savoir en question ? La question est celle de croire que le mathème soit intégralement transmissible ?

Comment transmettre les fruits des « pratiques psychanalytiques voire psychothérapiques » (27) lorsque la psychothérapie est la négation de la psychanalyse. La psychothérapie est solution, pendant que l’analyse en annonce l’absence. La psychothérapie est une forme de psychotisation.

Voici d’emblé, dans les premières pages du livre, la constellation des termes de Bruno Dal-Palu : sujet, universel, rupture, savoir.

Bruno Dal-Palu dit que Lacan a introduit une « révolution épistémologique », tout en disant que Lacan « il est bien trop modeste pour la désigner ainsi » (27). Lacan trop modeste ou Bruno Dal-Palu ? Est-ce qu’il est modeste aussi de faire l’éloge du gendre de Lacan ? « Jacques-Alain Miller est celui qui a su être à la hauteur de Lacan pour poursuivre son œuvre » (30). Ou bien, est-il son fossoyeur ? Quelle est la logique du « deux plus deux fait quatre » que Jacques-Alain Miller affirme de mettre au dessus de Lacan ? Est-elle la même logique fondamentale sur laquelle Bruno Dal-Palu cherche à bâtir une clinique psychanalytique fondamentale ?

Depuis longtemps nous lisons avec beaucoup d’intérêt le pré carré de lacaniens topologues, ceux qui ont pris au sérieux le dernier enseignement de Lacan. Nos notes de lectures et nos objections sont une contribution au débat : elles n’ont rien d’un indice pour identifier un ennemi, tellement cher à Carl Schmitt.

« Le sujet n’existe que parce qu’il y a du langage » (46). Mais en disant « langage » est plutôt le discours qui est nommé. Le langage n’a pas besoin de l’hypostase du sujet.

Bruno Dal-Palu dit que Lacan va donner un poids ontologique à son enseignement (48), mais ce poids appartient à Bruno Dal-Palu. C’est le même poids qui aplatit la psychanalyse sur la psychothérapie. S’il y a des bribes d’ontologie dans l’enseignement de Lacan, nous ne les rubriquons pas dans la table de maux pour mieux s’adonner au bien suprême. Nous les lisons aussi pour restituer son texte.

La question de Bruno Dal-Palu est exacte : Comment écrire ? Quel est le texte de l’expérience originaire ? Est-il lisible avec la logique déductive ?

« Avec la topologie borroméenne, Lacan crée une nouvelle façon de penser la clinique analytique pour résoudre les questions essentielles de la praxis de la psychanalyse » (54). Résolution, solution et non pas analyse.
« L’énigme des nœuds » (60). À partir de l’origine, comment comprendre l’originaire ?

Avec le dernier séminaire, La topologie et le temps, selon Bruno Dal-Palu, « Lacan épuisé fait erreur sur erreur » (65). Encore un autoportrait de Dal-Palu qui se pose la question rhétorique si la topologie du nœud borroméen de Lacan est-elle « un raisonnement logique universalisable » (71) ? Pas de clinique mais de logique ?

Dans son livre, Bruno Dal-Palu poursuit son portrait en faisant celui de Lacan, en disant aussi, à propos de son premier séminaire, que « son ambition est à la fois modeste et prétentieuse » (78). Telle est aussi l’affirmation que « Le sujet est déterminé par la définition même du signifiant » (98).

Pour Bruno Dal-Palu, « Lacan dès 1953 aurait fait une critique de la conscience » (99). Non, cette critique est Dal-Palu.

« La question qui est ici posée est de savoir sur quelles bases l’élaboration de la psychanalyse peut légitimement se poursuivre et doit le faire » (101). Cette base est la gnose, l’épistémologie, la théorie de la connaissance... qui débouchent dans « La problématique psychopathologique du sujet » (134).

Est-ce que c’est ça rendre lisible l’illisible (119) ? Ce n’est pas lire. La lisibilité et l’illisibilité sont des conventions pour éviter la lecture, en acceptant des lieux communs.
Il y a aussi, par exemple aux pages 123-24, une parataxe de citations où Jacques-Alain Miller se retrouve avec le même statut de Jacques Lacan...

« La topologie analytique n’est pas une application analytique de la topologie mathématique » (156). Oui, il faut en tirer encore bien d’autres implications d’une combinatoire hypothétique, suite d’un raisonnement logico déductif.

Bruno Dal-Palu rêve d’une « clinique analytique fondamentale [...] fondée non plus sur une expérimentation, complétée d’une analyse du transfert, mais uniquement sur un raisonnement logique » (160). Et pour cela, « Lacan : il a fondé une clinique sans exemple clinique, parce qu’il a su percevoir qu’il n’y a plus de clinique que ce que le nœud borroméen introduit, car il révèle pas ses manipulations des aspects de la clinique qui serait restés autrement inconnus » (160). Une clinique qui se fonderait sur « l’analyse logique » (161). Il suffirait les termes primitifs et une axiomatique : « il se trouve que les termes primitifs de cette clinique analytique fondamentale son R.S.I., tandis que l’axiomatique repose sur le Nœud borroméen de Lacan » (162).

Voici un exemple de cette démarche : les quatre formules de la transparence du savoir dans les quatre discours (schizophrénie, paranoïa, hystérie et névrose obsessionnelle). Je sais que tu sais que je sais, je sais que tu ne sais pas que je sais, je ne sais pas que tu sais que je sais, je sais que tu sais que je ne sais pas. Or la permutation des termes donnerais autres quatre cas, par exemple : je ne sais pas que tu ne sais pas que je ne sais pas. Pouvons nous en déduire l’hypothèse d’un cinquième discours ?
Autre exemple. La nomination RSI a six figures possibles : RSI, SIR, IRS, RIS, ISR, SRI. Trois seules ont une définition : RSI est la structure de la religion, SIR celle de la psychanalyse et IRS celle des mathématique. Et les autres ? Bruno Dal-Palu se pose comme question ce rêve combinatoire qui existe aussi dans la cabale.

Ce n’est donc pas à tort que Bruno Dal-Palu pose « la question de la validité de la transférabilité d’un concept d’un champ scientifique dans un autre » (166). Il se conduit toujours comme si la réponse était affirmative, comme s’il y avait un sujet du transfert, le porteur, le träger, chéri par Louis Althusser.

La transferabilité d’un concept d’un champ scientifique dans un autre évite la catachrèse, l’abduction, et aussi la vérité, qui n’est pas logique. Bruno Dal-Palu, comme légion, s’arrête à la logique déductive et il n’aborde pas la logique abductive. Ce n’est pas la question de transférer des concepts, mais de lire chaque élément (qui reste non conceptualisable) et chaque champ scientifique (qui est un argument non spatialisable).

Accepter le nœud borroméen sans le lire, en tant que concept primitif, tel un signifiant stable, revient à conformer l’écoute à la topologie paradoxale de Lacan : c’est cela qui tracasse aussi Lacan, qui à plusieurs reprises affirme d’être tracassé par le nœud borroméen, en particulier, dans La logique et le temps.

Dal-Palu appelle « fantômes » les résultat logiques d’une combinatoire (168). « Ce nouages potentiels sont par conséquent les « fantômes » de la topologie analytique lacanienne » pour en faire une table des structures.

Pouvait-il pas manquer dans la lecture de Bruno Dal-Palu le trou de la mort (188) ? L’approche de Lacan au trou peut se lire autrement. Ce n’est pas la nomination qui fait exister un trou, mais le trou pris dans la fonction est le refoulement. La base de la nomination est la fonction de refoulement.

« Ce qui constitue le réel du nœud borroméen est l’acte de nouer » (193). Y-a-t-il une différence entre acte de nouer et acte de parole ?

Le nom du père indique la fonction de nomination : « cette fonction est un acte qui produit un nouage » (194). La nomination n’a pas de nom. Le nom n’a pas de nom. Le père n’a pas de père. C’est peut-être pour cela que Lacan aussi n’est pas un nom-du-père et Bruno Dal-Palu à la page 195 prend Gérard Pommier pour Lacan.

« Les consistances du nœud sont les trois registres du discours du sujet » (195). Le « fantôme » du sujet hante chaque chercheur qui se tient à l’idéologie français.

Le non représentable ne fait pas trou dans la Bible. Il faut le passage de la non représentation à l’absence de toute ontologie.

« À partir du moment où l’on entre dans le langage, on n’en sort plus : cela tourne en rond puisqu’un signifiant renvoie toujours à un autre signifiant, sans avoir besoin d’évoquer ici le cercle vicieux de la logique et du raisonnable » (199). Ceci est une mythologie : il n’y a pas du hors langage, comme il n’y a pas de métalangage.

C’est curieux comme dans un livre sur la nomination il y ait un certain montage de noms. Après avoir attribué à Lacan les mots de Pommier, une citation de Ruff est enchaîné après une de Lacan, comme si c’était toujours de Lacan. Peut-être que cela tourne en rond ? Lacan = Pommier = Lacan = Ruff = Lacan = André = Dal-Palu... ? Trop modeste ?

« Que la propriété borroméenne soit généralisable est lourd de conséquence sur le plan clinique. [...] Tout sujet est concerné par la propriété borroméenne de son nouage » (224). La transférabilité est ici complète. L’hypothèse de la topologie lacanienne autour de l’homme devient l’hypothèse de l’homme structuré comme une topologie lacanienne.

Bruno Dal Palu cherche à définir « un nombre minimal de point d’arrimage » (243), y compris le nom-du-père. Projet normatif qui comporte des drôles d’effets productifs.

« La clinique du nœud borroméen ne risque pas de produire des normopathes ». [...] « Le nœud borroméen de Lacan est une structure impossible par un sujet tout comme on peut dire en arithmétique que la division par zéro est impossible, ce qui ne remet pas en cause l’opérationnalité de cette dernière » (245). Alors l’opération sera faite pour produire des normopathes.

« À la fin de sa vie, Lacan, tout comme Freud, en vient à produire une structure ternaire du sujet » (248). C’est bien le cas - au commencement de sa vie - de Bruno Dal-Palu. Une seule fois dans le texte de Freud il y a le terme de « sujet » et pas dans un sens cartésien et non plus lacanien avant la lettre.

« C’est le verbe qui fait le sujet » (250). Il y aurait non pas l’acte de la parole, mais la parole qui fait acte.

Bruno Dal-Palu s’interroge sur le vide de la parole, en tant que vide symbolique, vide imaginaire et vide réel : « Toute parole, qu’elle soit vraie, pleine ou vide, est une parole trouée par ces trois vides » (250). La parole trouée comme un tableau de Fontana.
Déjà dans le texte de Lacan, le trou surgit à la place de l’impossible origine, qui aurait par fonction humaine de se débarrasser de la fonction inhumaine par excellence, la fonction de refoulement.

L’hypothèse thérapeutique de Bruno Dal-Palu : « une Parole parfois permet de dénouer en proposant un nouveau nouage qui libère le sujet » (251). Le sujet libéré est celui qui fait ce qu’il veut, ce qu’il peut, ce qu’il sait, ce qu’il doit. C’est le sujet de la psychopathologie de la vie quotidienne. La refonte du sujet est sa définitive consécration psychotique.

Encore plus clairement, Dal-Palu affirme : « Si la parole de l’analyste est structurée de manière borroméenne, elle propose au sujet un nouage qui dénoue ce qui s’est noué de manière pathologique pour proposer un nouveau nouage qui libère le sujet » (257). Cette pathologie est seulement une bribe de l’ontologie fondamentale qui affiche la dichotomie bien/mal en face, selon la tentation du serpent dans le livre de la Genèse.

« La parole de l’analyste est un acte, qui vient faire césure dans le continuum d’un discours » (254). Alors on reste dans la droite qui à l’infini est un cercle, noué et ordonné par le nom-du-père, garant de la circulation et de la jouissance du pouvoir (impuissance comprise). La césure est la caricature de la pausation dans la syntaxe de l’inconscient.

La psychanalyse, la science de l’inconscient (265) est la science de la parole, non plus du discours.

Bruno Dal-Palu croit-il dans la définition des termes primitifs et de l’axiomatisation ? Il n’y a pas de termes primitifs. L’archétype n’est pas au commencement. Et « repenser la structure du sujet » ne le rend pas pourtant plus originaire. La structure est sans sujet. Cependant, Dal-Palu souhaite que la communauté analytique puisse se nourrir de cette manne topologique adressée en son temps à la psychanalyse de manière textamentaire par Lacan » (273).

La question n’est pas d’écrire le réel plutôt que l’existant, mais de l’écriture de l’expérience, non « le possible à écrire » (273). L’écriture de l’expérience n’est pas une écriture métaphorique. La métaphore même n’est pas métaphorique. Ce qui est possible à écrire serait déjà contenu dans les prémisses logiques fournies par les termes primitifs et l’axiomatisation. Sans plus d’expérience qui concerne le contingent et non le possible.

Le langage réifié qui est l’objet d’un discours pseudo scientifique est toujours un risque. Peut-être que nous nous trouvons dans cette raison narrative de Jean-Pierre Faye et seulement maintenant nous avons quelque acquis pour lire le rêve de la logique, dès Aristote jusqu’à nos jours.

Restituer le texte de Lacan ne correspond pas à s’approprier de son héritage méconnu, selon la formule de Bruno Dal-Palu. Ainsi, « Le nœud borroméen n’est pas un modèle mais un énigme » (285). C’est une invitation à tenir la question ouverte.

La vérité du sujet - à dénouer - participe à la vérité avec un grand V. La vérité n’est pas nouée. Elle procède du nœud. Justement : « elle ne peut être qu’un effet » (285). Mais Bruno Dal-Palu ne reprend pas cette piste remarquable qui ouvre vers un effet imprévu et non plus logique.

« La barre signifie le support de la sujectivité » (285) : la généalogie. Le transfert est sans sujectivité, sans support, sans plus de généalogie, sans lien social. Lier et délier : le nœud sans représentation. L’ouverture de la parole (non l’ouvert de Heidegger). En tel sens, le transfert procède du nœud.

Il ne semble pas que d’autres psychanalyste que nous ait analysé la théorématique négative de Lacan, à partir de sa formule : « il n’y a pas de rapport sexuel », qui a été acceptée ou refusée en bloc. Pour avoir touché ce « nœud » Armando Verdiglione a été incriminé en Italie, et bien que cette matière soit intellectuelle, et donc pas l’affaire des tribunaux, peut-être que néanmoins Verdiglione ait tirer toutes les conséquences dans sa pratique de collectif. Question sidérale qui fait de nous un psychanalyste sans divans et sans patients. Par impatience.

Si « l’incompréhension est de structure », pas pour autant est mise en question la notion de lien social qui est fondée sur celle de rapport sexuel. Nous pouvons lire autrement cette formule intéressante d’incompréhension de structure : il n’y a plus de gnose, de théorie de la connaissance, d’épistémologie, d’ontologie.

Or la topologie analytique qui se tient dans un hors temps du présent infini (293) - qui Bruno Dal-Palu sort de sa lecture du séminaire La topologie et le temps (1978-79) - est une bribe d’ontologie, d’une pure articulation logique fondamentale à partir du discours d’Aristote et non l’écriture de chaque élément originaire de l’expérience.

Bruno Dal-Palu cite l’admirable commentaire de Jacques-Alain Miller qui parle de la « conclusion logique », qui est en fait dans la notion de temps logique de Lacan, mais qui demande bien d’autre lecture. La conclusion logique, la vérité logique (au pied de laquelle reste bouclé Tarski) appartient à l’ontologie, celle de la vérité avec un grand V.
L’abduction est pragmatique. Pas de vérité sans le faire, sans le pas et le pied du temps. Pas de vérité si le pas et le pied sont dirigés par les bribes de l’ontologie, qui sont la croyance dans les généalogies sociales, les déluges de liens sociaux.

Il faut la restitution du texte de Lacan, non le respect de la « version du père » (295). Ce qui compte se sont les cas de Freud et de Lacan, qui ne disposent pas du « discours analytique », définit par Jean-Michel Vappereau de « lien social ».

Il n’y a pas de passage du général au particulier et du particulier au général. Tel passage serait le lien social, c’est-à-dire le rapport sexuel. Les fondements des concepts reposeraient sur l’extension des cas particuliers portée à la dimension de l’ensemble, mais les éléments de la vie sont inconceptualisables, libres. L’ensemble est l’objet, la condition de la particularité de la parole. Ceci n’empêchent que les humains, et non seulement les psychanalystes - veuillent faire ensemble, comme si la pulsion grégaire - niée à l’expérience originaire par Freud - pouvait espérait un jour de se réaliser sans plus les cauchemars, qui sont ses effets secondaires et uniques.

Giancarlo Calciolari, directeur de "Transfinito"


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19.05.2017