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Presque en même temps prenait naissance en France l’école de Barbizon

Les "Macchiaioli"

Oscar Carchidi

Ils chantèrent les collines et les étendues de la ’maremme’ toscane dans leurs petits tableaux, avec leur technique de " taches " qui préfigurait avec une dizaine d’années d’avance l’éclosion de l’impressionnisme français.

(1.10.2001)

Pratiquement ignorés, et à tort, en France, les " Macchiaioli " (prononcé makki-a-i-o-li, qui en italien signifie ’les tachistes’ ) sont ces peintres italiens de la deuxième moitié du XIXème siècle, précurseurs (avec leurs collègues et contemporains de l’école de Barbizon) de l’Impressionnisme.

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Fattori, "Marina"

Dans le cadre du remue-ménage dû au jubilé papal, la ’Ville éternelle’ a offert aux pèlerins-touristes ou aux touristes-curieux-pélerins quelques expositions laïques d’envergure. Nous avons été très touchés par une exposition rare et raffinée qui a lieu en plein centre de Rome au " Museo del Corso " fondation privée de la " Cassa di Risparmio di Roma " : " I Macchiaioli ".

Pour pouvoir parler de la naissance et du développement de cette école, il faut rappeler qu’au cours du XIXème siècle dans toute l’Europe beaucoup d’artistes peintres, bien que partant de mondes intellectuels, culturels et émotionnels différents, se sont penchés sur le problème de comment interpréter le paysage sur leurs toiles. Cette réflexion venait de concert avec la crise du romantisme et l’émergence du positivisme.

Autour de 1840 des artistes italiens de Naples et de Rome aussi bien que des peintres anglais, français, allemands, scandinaves et autres, venus en Italie pour leur " tour initiatique ", commencèrent à regarder et à reproduire sur leurs toiles les paysages italiens envoûtants pour leur lumière intrinsèque et pour leur perspective naturelle, renonçant ainsi aux ruines antiques, aux fabriques inventées et aux paysages idéalisés, comme c’était la convention depuis Poussin et Le Lorrain.

Les idées voyagent vite, et, même sans les moyens de communication qui sont ceux dont nous disposons aujourd’hui, le reste du monde artistique pouvait capter les préoccupations et les réalisations de ce groupe qui s’était spontanément formé. A moins qu’il ne s’agisse de cette imperceptible force qui se répand autour de la terre dans un irrésistible continuum connu sous l’appellation de "l’air du temps ". Le fait est que presque en même temps prenait naissance en France l’école de Barbizon qui prônait la reproduction du paysage d’après nature ou tout au moins d’après études esquissées sur place, où les lumières et les ombres qui surgissaient à travers le feuillage des chênes " faisaient toutes seules le
tableau ".

La révolution française de février 1848 eut son contrecoup en Italie, en Autriche et en Allemagne. Les différentes révolutions avortèrent : l’Autriche rétablit sa domination sur une bonne partie de l’Italie, l’armée française s’empara de Rome ; la Hongrie fut à nouveau soumise et en Allemagne le Parlement fut dissout. Comme on sait, les meilleurs artistes se trouvent toujours à l’avant-scène de la contestation, et donc, dans le contexte que nous venons de décrire, nombreux furent ceux, qui pour leurs idées patriotiques durent s’enfuir de leur pays pour trouver refuge ailleurs. Ils convergèrent sur Florence, qui à l’époque était la plus ouverte et tolérante des Nations.

Ainsi les peintres florentins s’enrichissaient des idées venues d’ailleurs, comme celles de Barbizon et surtout celles colportées de Paris par deux artistes napolitains, Filippo Palizzi et Domenico Morelli. Les rencontres des peintres qui se faisaient jusqu’à ce moment là seulement dans un but convivial au café " Michelangelo ", prirent des allures de forum de discussions où les problèmes artistiques allant de la première impression à l’expression, de la vision à la reproduction et du style à l’exécution étaient disséqués et retournés dans tous les sens afin de tenter de trouver un langage nouveau.

Commencèrent alors les ’parties-dessins’ en dehors des murs de la ville et puis les sorties collectives dans la campagne entre Florence et Sienne, où les peintres essayaient de s’exprimer librement. Les plus férus étaient Cabianca, Borrani et Signorini, ce dernier considéré comme leur chef de file. Ce fut lui qui vers la fin des années ’50 exécuta des vues de Venise très contrastées entre ombre et lumière et d’autres tableaux de petit format où le clair-obscur donnait naissance aux premières " taches ", représentation sténographique de l’image reçue par l’œil.

Toutefois, pour parvenir à la vraie peinture " tachiste ", à la " tache " synthétique et tonale, pour se libérer des sujets traditionnels extirpés de l’Histoire, derniers vestiges de la culture romantique, il a fallu attendre la fin du conflit armé de 1859, l’orée de l’unification italienne. Le messie ce fut un artiste romain, Nino Costa, rescapé de la guerre pour l’indépendance dans laquelle il s’était enrôlé comme volontaire, qui arriva à Florence avec ses tableaux exécutés dans la campagne romaine et sur les côtes du Latium , peintures qui par leurs formats et sujets furent un exemple pour les futurs " tachistes ". Juste à ce moment là à Florence, circulait l’avis d’un concours de peinture pour célébrer les divers épisodes de la guerre d’indépendance.

Nino Costa poussa son ami Giovanni Fattori à y participer. De plus, ayant admiré les études des soldats français que Fattori avait esquissé et se rendant compte du potentiel artistique de son ami, Costa l’invita à quitter la peinture académique pour peindre les paysages d’après nature et les hommes dans leur réalité quotidienne.

Fattori gagna le concours. D’autres artistes, futurs " tachistes " s’engagèrent à peindre des scènes militaires inspirées toujours par la récente guerre. Entre autres il y eut Telemaco Signorini et Silvestro Lega. Dans ces peintures et surtout dans les études préparatoires, la " tache " fait sa véritable apparition.

Il n’est pas toutefois superflu de rappeler que " tache " est un mot employé depuis le XVIIème siècle pour indiquer les idées préliminaires, les premières ébauches et esquisses dans lesquelles on étudiait les grandes masses de lumière et d’ombre ainsi que la composition sommaire de la scène. Vu sous cet angle, peindre " à tache " a toujours existé, mais cette manière de peindre n’était considérée que comme un procédé technique qui s’arrêtait avant l’exécution du vrai tableau. L’innovation des " Macchiaioli " consiste à présenter la peinture " à tache " comme œuvre finie.

Ceci explique pourquoi la majorité de leurs peintures sont de dimensions réduites et pourquoi beaucoup de leur grands tableaux ne sont " à tache " que dans quelque partie seulement. Mais ceci explique aussi pourquoi à leur époque, le public bien-pensant dédaignait leur petits chefs-d’œuvre en les considérant comme des ’esquisses’.
Cette exposition de Rome se concentre seulement sur une période de dix années, entre 1860 et 1870, c’est-à-dire au moment de la naissance de ce nouveau langage.

C’est aussi pendant ces années que les artistes les plus importants ont travaillé presque en groupe, souvent sur le même sujet afin de peaufiner la poétique et la technique de la " tache " en la transformant du clair-obscur en tonal, le tout basé sur la quantité de lumière à donner à chaque couleur et le rapport et l’association entre les couleurs complémentaires. Il est évident que ces peintres ont travaillé avec leurs sentiments, chacun faisant son propre choix de sujets en le traduisant avec sa propre sensibilité. Néanmoins on retrouve un commun dénominateur : la pureté et la simplicité de la narration qui dérive sans doute de ce monde lointain des préraphaélites transmis presque involontairement par leurs maîtres.

Il y a dans ces œuvres une sobriété de texture, une pauvreté de matière et une faculté d’exploiter, de façon tout à fait poétique, le fond des tablettes qui apparaît ici et là entre les maigres touches de pinceau. Au delà de l’appartenance à la même école, presque tous ces peintres s’engagèrent dans l’armée de libération nationale et se retrouvèrent donc liés aussi entre eux par l’idéologie politique de la gauche radicale, celle de Mazzini et de Garibaldi. Ils chantèrent les collines et les étendues de la ’maremme’ toscane dans leurs petits tableaux, avec leur technique de " taches " qui préfigurait avec une dizaine d’années d’avance l’éclosion de l’impressionnisme français.

Article paru dans "Côté Arts" 15 nov 2000-15 jan 2000

Oscar Carchidi, poeta, scrittore, direttore della rivista di diplomazia internazionale "Rue des Consuls", Marsiglia.<(small>


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19.05.2017