Transfinito edizioni

Giancarlo Calciolari
Il romanzo del cuoco

pp. 740
formato 15,24x22,86

euro 35,00
acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La favola del gerundio. Non la revoca di Agamben

pp. 244
formato 10,7x17,4

euro 24,00
acquista

libro


Christian Pagano
Dictionnaire linguistique médiéval

pp. 450
formato 15,24x22,86

euro 22,00
acquista

libro


Fulvio Caccia
Rain bird

pp. 232
formato 15,59x23,39

euro 15,00
acquista

libro


Jasper Wilson
Burger King

pp. 96
formato 14,2x20,5

euro 10,00
acquista

libro


Christiane Apprieux
L’onda e la tessitura

pp. 58

ill. colori 57

formato

cm 33x33

acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La mela in pasticceria. 250 ricette

pp. 380
formato 15x23

euro 14,00
euro 6,34

(e-book)

acquista

libro

e-book


Riccardo Frattini
In morte del Tribunale di Legnago

pp. 96
formato cartaceo 15,2x22,8

euro 9,00
e-book

euro 6,00

acquista

libro

e-book


Giancarlo Calciolari
Imago. Non ti farai idoli

pp. 86
formato 10,8x17,5

euro 7,20
carrello


Giancarlo Calciolari
Pornokratès. Sulla questione del genere

pp. 98
formato 10,8x17,5

euro 7,60
carrello


Giancarlo Calciolari
Pierre Legendre. Ipotesi sul potere

pp. 230
formato 15,24x22,86

euro 12,00
carrello


TRANSFINITO International Webzine

L’algèbre et la géométrie de l’expérience nient le faire, le pragme.

Lacan et la géométrie. En lisant les deux livres d’Alain Cochet

Giancarlo Calciolari

La topologie poursuit le péché universel de se représenter ce qui n’est pas représentable, avec un cortège des implications à explorer.
La question est celle d’évaluer si certaines pistes ouvertes par Jacques Lacan sont à explorer pour poursuivre dans l’itinéraire intellectuel où si celles-ci sont des bribes d’idéologie, de mentalité, bref des fantasmes secondaires à articuler autrement.

(2.07.2003)

"Aucune élaboration logique n’a jamais procédé que d’un noyau de paradoxes".

Jacques Lacan, L’Étourdit

Alain Cochet, psychanalyste, trouve que " à plus d’un égard, Lacan se montre géomètre, au sens classique de savant en mathématiques, particulièrement intéressé à la promotion de la catégorie de l’espace dans la conceptualisation de la psychanalyse ", dès les premiers appareillages pour rendre compte de l’imaginaire, aux graphes pour rendre compte du symbolique, jusqu’à la topologie du nœud borroméen pour rendre compte du réel.

JPEG - 27 Kb
Christiane Apprieux, "Sérénité", 2003, acrilic sur jute, cm 60 x 90

Alain Cochet, spécialiste de questions de topologie et de la logique dans l’enseignement de Jacques Lacan, a dédié deux livres à la question : Lacan géomètre (Anthropos, Paris, Septembre 1998, pp. 215, 178 fr.) et Nodologie lacanienne (L’Harmattan, Paris, Décembre 2002, pp. 281, € 23).

L’auteur " travaille à la mise à jour des structures formelles dans l’inconscient, telles qu’elles sont articulées aux lois du symbolique ". Celle-ci est la mouvance de l’apport qui est arrivé à Jacques Lacan dans son enseignement à l’École Normale Supérieure de Paris, où des logiciens et des épistémologues sont arrivés à constituer un autre niveau de son public.

Alain Cochet est un lecteur de Pierre Soury, de Michel Thomé, de Jean-Michel Vapperau, de Natalie Charraud : c’est-à-dire de l’interface entre mathématique et psychanalyse, de laquelle il en fait partie.

Alain Cochet constate que la demande de Jacques Lacan, tout au long de son enseignement, semble elle-même emprunter le défilé logique qui va de la science géométrique grecque jusqu’aux avancées topologiques les plus récentes. Ainsi, Jacques Lacan est conduit à la fondation de l’ordre du réel, mais aussi au repérage de ses différents modes d’entour. En effet, pour cet aspect, Jacques Lacan va de l’algèbre de l’imaginaire, à celle du symbolique, jusqu’à celle du réel ; et avec les nœuds, à partir de 1972, il est question de la géométrie du réel, c’est-à-dire, selon Alain Cochet, " au-delà même de la solution du mathème ".

Pour Alain Cochet, il s’agit de rendre compte - surtout dans Nodologie lacanienne - de l’articulation entre l’approche lacanienne du nœud et le discours mathémathique sur ces objets. En effet, comment ne pas tenir compte du large usage de données mathématiques tout au long de l’enseignement de Lacan ? La réponse de Alain Cochet est très claire : " C’est peut-être que, plus qu’une autre, la rationalité mathématique touche à ce réel dont le statut nous importe fondamentalement en psychanalyse ". Parce que la guérison viendrait d’un nouveau but de réel.

La question est celle d’évaluer si certaines pistes ouvertes par Jacques Lacan sont à explorer pour poursuivre dans l’itinéraire intellectuel où si celles-ci sont des bribes d’idéologie, de mentalité, bref des fantasmes secondaires à articuler autrement. Tels quels sont le surréalisme, l’hégélisme, l’heideggerisme, le weiningerisme et le cartésianisme de Jacques Lacan. C’est-à-dire d’un génie, que pendant sa vie à eu parmi les psychanalystes : d’un côté le désert et de l’autre côté la forêt, ou bien le bestiaire humain.

C’est un rêve qui est cultivé par Alain Cochet, avec ses lettres de noblesse. En fait, avant d’être une discipline universitaire, la géométrie pour les pythagoriciens a été une science de vie. La lecture du réel avec des nombres et des petites lettres, puis renouvelée avec l’algèbre, est arrivée jusqu’à la topologie algébrique. Et le rêve de la connaissance algébrique et géométrique va de Galilée à Leibniz, de Descartes à Lacan. Il a été aussi le rêve de la kabbale. C’est la voie de la logique hantée par la contradiction : logique fondamentale qui débouche toujours sur la contradiction, en jouant son efficacité en posant des limites axiomatiques (enfin, des postulats), sans s’interroger sur le statut d’une autre logique qui procède, comme la vie, de la contradiction.

Mais revenons à l’expérience. Freud se trouve à écouter dans une planète de sourds, qui se posent les questions en termes conventionnels, selon la logique d’Aristote réduite au lieu commun, notamment avec la mise en acte du principe de non contradiction, du principe d’identité et du principe du tiers exclu. Freud se met à lire ce que les autres excluent d’une façon presque naturelle. Par exemple, il lit le symptôme comme méthode de l’analyse et non pas comme un signe de la maladie pour la mort. Freud théorise : il ne fait pas un pas sans la " sorcière ", celle qui à l’époque s’appelait " métapsychologie ". Et puis, il surgit toujours de sa clinique sans patients d’autres questions et d’autres élaborations. Freud transforme sa topique. Et les questions - mêmes les plus analysées et détaillées - restent ouvertes à d’autres apports, à d’autres investigations.

Freud ne cherche pas à obtenir de nouveaux buts de réel à partir de la théorie, il est plus intéressé à entendre le fonctionnement de ce qui émerge de la clinique comme évènement, comme miracle, sans plus d’ontologie ni de psychopathologie.

Or, Jacques Lacan, pour ce qui concerne cet aspect de son approche aux mathématiques, il espère parfois d’en tirer un peu plus de réel de ce qu’il tire de la clinique, du contingent. Mais il n’y a aucune connaissance du miracle, aucune prolepse du faire, aucune vérité comme cause. Et Lacan trouve qu’il y a quelque chose qu’il le tracasse dans le nœud borroméen. Dans le séminaire La topologie et le temps, Lacan dit : " c’est une question mathématique et c’est mathématiquement que j’entends la traiter ". Donc, non pas cliniquement. Ce réalisme pragmatique requiert la politique réalistique.

Certes, Mendeleev voit par déduction l’élément du nombre atomique 72, afin de remplir la case vide de son système. Par déduction on pourrait supposer l’existence de l’élément zéro et aussi de l’infini, sans pour autant les trouver dans la table des éléments. La combinatoire n’est pas attribuable à la logique mais à la politique. Il y a que l’art de la combinaison. Donc, la déduction algébrique et géométrique est un appât du faire, et il n’y a pas de logique combinatoire, qui aurait inscrite en elle-même tout les coups à jouer. Cela correspondrait à la vie déjà jouée. La vie à mort. La maladie pour la mort.

Eh bien, la retrouvaille est de cet ordre : si abc est réel alors il est possible de repérer dans le réel aussi cba et bac et cab... Or, c’est dans l’expérience que nous pouvons rencontrer cba ou acb ; et non pas comme un fait. Et jouer algébriquement la variable du zéro potentiel à l’infini potentiel ne rejoigne jamais l’arithmétique de vie. Et la lettre n’est pas variable ni constante : chaque élément entre dans la tripartition du signe en nom, signifiant et Autre.

C’est seulement en lisant Lacan, et aussi Cochet et les autres confrontés aux mathématiques et à la psychanalyse, que nous pouvons entendre si nous nous trouvons confrontés à l’expérience ou au discours de l’expérience, c’est-à-dire au fantasme maternel de contrôle et de maîtrise sur les choses. Ainsi, la question est celle de la restitution en chiffre du texte de Jacques Lacan (et non plus de sa reconstruction - depuis la déconstruction - celle qui est la véritable passion des destructeurs). Restitution du texte sans plus de déchiffrage, tel qu’il est rêvé par le logicien.

L’algèbre et la géométrie de l’expérience nient le faire, le pragme ; et le réalisme devient pragmatique. Ainsi surgit la recherche de l’anticipation topologique d’un but de réel, qui viendrait à remplacer le manque à faire, d’ailleurs prit ontologiquement comme manque à être.
En lisant autrement le texte de Alain Cochet on trouve l’épreuve de réalité, la confrontation avec le réel, avec l’impossible du non de l’avoir et avec l’impossible du non de l’être. Et il n’y a plus de trou dans le réel et donc il n’y a plus de topologie du trou, parce que le trou est le souvenir écran du popint et de l’intervalle, du transfini ; tout comme la figure du continent noir en Freud.

Alors le trou est la façon avec laquelle la topologie introduit le point vide et la fonction vide, ou bien le vide sans plus d’ontologie. En particulier, la fonction vide - le file et la corde du temps - indique que Jacques Lacan n’avait pas tort à dire que " il y a une correspondance entre la topologie et la pratique. Cette correspondance consiste en le temps ". Sauf que le temps pour Lacan est une logique et pas encore une politique du faire. Ce n’est pas un cas que le réalisme pragmatique (d’où vient aussi l’horreur de l’acte du psychanaliste) est déterminé par la logique booléenne ; et la présence et l’absence permettent une récupération lacanienne de Heidegger. C’est-à-dire qu’il n’y a point de savoir topologique du temps. Pas de gnose du temps.

Seulement en faisant - selon un projet et un programme inconscients - il y a le miracle : l’événement. Ce qui vient et ce qui advient, sans plus l’espoir logique dans " la survenue d’un signifiant nouveau venant bouleverser les agencements structuraux ". Le signifiant n’est pas institutionnel, il n’est pas inscrit dans la durée, pour laquelle il deviendrait vieux et puis un nouveau signifiant viendrait à le remplacer à son tour. Voici le signifiant traversé par le temps : le signifiant se divise de lui-même et diffère de lui-même, sans plus être frappé par la mort. La structure est originaire et non plus formelle. La forme se trouve dans la dimension de semblance, dont ni la réalité ni l’apparence, chères aux philosophes, sont un substitut.

La topologie poursuit le péché universel de se représenter ce qui n’est pas représentable, avec un cortège des implications à explorer.

Alain Cochet, psychanalyste, mathématicien, expert de topologie, auteur de Lacan géomètre et de Nodologie lacanienne.

Giancarlo Calciolari, directeur de "Transfinito".


Gli altri articoli della rubrica Psicanalisi :












| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |

30.07.2017