Transfinito edizioni

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La symphonie zéroïque

Mireille Ko
(24.09.2005)

[extrait]

Ouverture

Une mesure pour rien:

En toute femme, il y a un cochon qui sent le miel.

Le cochon ne rit jamais, le cochon se tait. Cochon qui s’en

déduit. Le cochon a des poils à souhait, des soies à point.

Chez lui, le quant-à-soie est inquantifiable. A quoi se fier ?

Le roi est coi, la loi boite. Je moimoite en moi-même. Les

groupuscules tiennent la renonculade pour une vertu. Glabre

diable ! La vertu descend par un tuyau vert dans les cascades

intestines de la conscience où elle fait sa glissade régli-

réglo, réguli-nigolote. Elle glogote de spasmoisons dans son

glosier en osier, an fond d’un glapier à audaces. Dans le

miroir en pied des coulisses, on se voit le moi entier, tout

en Noircisse, sans noiritures. On se sent bouffir de splach-

tisfaction.

J’aime le chocolat cachaotique.

Je m’en mets plein les valises, sous les yeux, en lisant la Semaine de Noisette

Je me sucre la fraise intérieure, je me confiture la voilure palatale

Ça me graisse la patte et m’empâte la grâce

Les placards crissent d’emballages violés, de papiers percés

Délice des poupées en sucre candide, que la main vicieuse déshabille

Est-ce vice que de viser le fond des choses?

Je veux être gourmande, et non gourmandée

J’ai dans le buffet un coffre à douceurs

C’est pour meubler les ventres vides qui ont des transes de tripes

Les gâteries me font des griselis sur la langue

J’ai le glucide gai

Et pas dans la poche une langue en glaise

En somme, je gaiglutis

La grand-mère qui grommelle n’aura pas sa gamelle

Elle n’a qu’à ronger son front pouffiéreux avec se dent en or poussif

Je préfère écrémer les choux pendant qu’ils sont gras

Les mots sont cramés

C’est cracradur

J’ai plus d’un chiasme dans le sac à sarcasmes Sarcristi, mon âme, ouvre-toi

Je piaffe et j’ai froid sur ton seuil en deuil

J’ai les yeux trempés d’huile

Mes cils pinceaux alourdis

Ecrivent des rêves au point de fuite

Les déblatraciens débilitent leurs cacadémismes

Quel hoquet hacha notre voix

Ou quelle fatale hernie hiatale

Chant des ruines

Nous continuons notre voyage au fond des ventres

caverneux de nos ancêtres, fendant les murailles avec la

douceurs des vents marins ; nous composons notre figure

dans les reflets, où le silence capricieux enregistre l’espace

vert.

Des singes, dont l’odeur suspecte a imprégné les murs

humides, commencent à murmurer en foule derrière les

rideaux.

Pour nous, ainsi vêtus de la peau des grottes suintantesv
le voyage est étourdissant.

J’en ai marre d’être la Lune de l’Autre

Je n’est ni un ni un autre

Quand sonnera-t-on la mort des astéroïdes

Des images sociales en celluloïd

Qui nous cancérigènent les cellules à penser

Dans le miroir tragique où l’on ne se voit pas

La Reine épie si elle est la plus belle

Le miroir ne sait que parler

Et la Reine est une carte à jouer en visite

Chant des zéros

J’ai pas étudié, je suis Zéro.

Les Zéros vivent avec les Uns. Les Uns et les Autres

se tiennent les coudes. Mais chut ! Voici l’Omnivaurien.

Qui est le premier Zéro, Un? En société, on apprend

à compter. C’est le jeu de l’échec, qu’on appelle aussi

l’échelle sociale.

Le Zéro retiré dans sa coquille de nullité songe, songe. Mais Rien ne vient.
Rien est hors du jeu, il s’en retire l’épingle.

Zéro sait causer. Taisez-vous, dit le Maître. Ça parle et ça cause plein d’ennui.
Si ça continue, on aura une belle. C’est la bulle papale, celle qui bave de peur.
Zéro se défonce la caisse claire, il gueule pour causer du tort en travers.

Tu pleur, ô peur bleue, sœur des verts cadavres

Nous prions si fort, mes sœurs, que la voûte de Dieu se fend la gueule

Le tonnerre odieux des miracles éclate en croix

O Néant ô œuf plein

On a envie de se foutre le sacré sous le sacrum

Envie de jouir des vœux pieux et des vieux pieux

"Dieu créa la palle de nos sabots

Dieu nous écorcha les oreilles de ses discours verbeux

Dieu nous décocha sa flèche d’amour empoisonnée

Et Adam rit sans retenin sa côte"

Hélas je bredouille je bafouille

Faites de moi seigneur la maîtresse du verbe et la verge du maître

Les gazouillis rauques des Zéros sans grâce se perdent en un marécage

Il en est qui font des bulles et qui crèvent d’ennui

Moi, je vis dans l’Un, le Super-Un. Rien à signaler
audessus. Rien à déclarer au-dedans.

Allons-y ! Le Un se branche sur le Deux, et tout à
commencé. Tout est revenu à Zéro.

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Hiko Yoshitaka, "Il ricatto", pastelli a olio su carta, cm 23x30

Mireille Ko, Paris, Les Lilas.Poète, enseigne le latin au lycée.

Première publication sur "Transfinito" : 1 octobre 2001.


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