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La Croix : La passion de la vérité c’est la vérité de la Passion

Christian Pagano
(12.05.2014)

Il n’y pas de vérité sans amour, ni amour sans liberté, autant dire que la Vérité c’est la grande passion universelle de la Personne humaine, qui partage l’infini et le fini en soi, l’un parce que l’autre sans confusion ni séparation.

Bien entendu on ne connaît ni on ne peut connaître la vérité en soi, si ce n’est par de médiations successives, qui donc la relativisent...Mais elle est supposée à chaque pas, à chaque parole... Elle est ce qu’on appelle une "certitude négative", à savoir : même en la niant on l’affirme. La même chose arrive au désir humain qui est infini.... Si le désir correspond à un Absolu, il n’affirme pas directement l’Absolu, mais ne le nie non plus. Que cela soit une conséquence purement logique du mode d’être et d’agir de l’homo sapiens est possible. Mais reste toujours la question : pourquoi il en est ainsi et pas autrement... Cela suggère en tout cas que l’humain doit « convenir » pour trouver des points conviviaux, et donc pour nous il n’y a pas de vérité sinon dans l’exercice d’un amour sous quelque forme que ce soit.

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Opera di Christiane Apprieux, terracotta patinata, 2007

L’abandon de la prétention de connaître la vérité absolument, conduit à une forme de relativisation qui n’est pas un relativisme généralisé, mais plutôt une vision bipolaire du monde, où il faut marier constamment le réel et l’idéal, et ce sera toujours la naissance d’une tierce possibilité : c’est l’expérience qui signifie sortir de la mort. On peut exprimer cela avec la formule sur-citée : l’un parce que l’autre, sans confusion ni séparation, révélant et relativisant ainsi la recherche de la Vérité, qui introduisant la volonté, nous permet aussi de choisir et donc communiquer dans la liberté. C’est cette Vérité, comme dit l’Evangile qui vous rendra libre.
Cela signifie non seulement qu’il y a quelque chose plutôt que rien (Leibniz) ni que l’être est simplement jeté là (Heidegger) mais que l’être même peut être un don, un dasein d’amour. Par conséquent la vérité ne nous est pas donnée simplement en souvenir (Platon) ou adéquation entre l’idée et la chose (Aristote) mais encore comme un « passage » (sens littéral de pâque) qu’il faut « faire », car elle comporte d’emblée une éthique (Levinas), celle de concourir à la création du monde en créant entre autres de choses qui n’existaient pas. C’est cela qui fait l’homme à l’image de Dieu et capax Dei. Mais nous ne pouvons pas voir Dieu en face, ni prétendre le prouver, ce qui ne met en cause ni Dieu ni la Vérité, ni l’Infini. Quoique toute la philosophie ne fait qu’essayer de penser cela, ou contre cela, ce qui revient au même.

Penser Dieu, en effet, revient à la tentative de penser le Principe. Tout se passe comme souvent : la crise des principes est connexe au principe d’une crise : des moments où tout le monde se demande : Etsi Deus non daretur - Et si Dieu n’existait pas ? Dès lors c’est l’homme, mortel, qui se pose comme « centre et principe » du monde, et les déclarations verbales de la mort de Dieu meurent à leur tour. Au risque de surprendre : il y a du moins une religion qui associe Dieu et la vraie mort. Le vendredi saint, jadis historique, est également devenu spéculatif, en tant qu’évènement concret au-delà de toute tentative gnostique ou théiste. Ce n’est plus la mort du concept de Dieu, mais une mort véritable, le signe d’une Kénose radicale : la croix devenue vraie imago Dei, au-delà de tout ce qui paraît raisonnable : une déconstruction permanente contre toute tentation idolâtre. Le clivage dans ce cas serait entre l’athéisme et une conception christique, qui ne retient pas cet évènement comme un autre, mais un « avènement » en tant que tournant du monde. Mais reste toujours l’incertitude et la dignité du doute.
Le principe de la croix devient, alors, la croix de tout principe, qui voulant dire pourquoi une chose est, dit rien de soi-même, à savoir un néant par excès. Il s’agit là d’une identification entre être et devenir en même temps qu’une ouverture sur divers niveaux d’être où la possibilité devient autant ontologique que le réel. Cela illumine aussi le concept de création ex nihilo, et celui de Trinité, qui présente non pas un concept mais plutôt une conception (Amour) en acte, entre hypostases nécessairement différentiées, Dieu devenant concevable comme « personne » en Jésus Christ. Cette conjonction de l’Unum et de l’Etre, l’Un parce que l’Autre, sans confusion ni séparation, définit l’Amour même et fait entrer Dieu dans le langage, qui après la subjectivité (cogito) semble devenu l’horizon de la pensée moderne. La croix, signe de contradiction devenu aussi la croix du langage, l’invite à une créativité théorique, artistique et pratique permanente car même la valeur du silence (Wittgenstein) a besoin de lui pour se dire. Presque une poétique de l’impossible, certes une véritable passion.


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19.05.2017