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Paul de Tarse

Christian Pagano
(22.10.2012)

Les lettres de saint Paul, qui constituent le plus ancien texte chrétien, sont à coup sûr parmi les lettres qui ont le plus influencé l’humanité.

Alain Badiou parle de saint Paul comme le fondateur de l’Universalisme. Célèbre en effet est le passage paulinien : « Il n’y a plus juif ni païen il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme » (Ga 3,28) car – explique saint Paul aux Romains (2,10) : « devant Dieu il n’y a point d’acception de personnes ».

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Opere di Christiane Apprieux, 2012

Et pourtant c’est un nouveau concept de la Personne qui soutient ces dires, à la base d’un universalisme offert à tout le monde comme une vérité singulière, événementielle, à l’image même du Christ ressuscité. Déclarer cet évènement c’est un avènement, c’est devenir fils de cet avènement. Dès lors, dit saint Paul « tu n’est plus esclave mais fils, tu es aussi héritier, par la grâce de Dieu » (Ga4,7). Ainsi la venue du Christ, bien que prévue par les prophètes, est en excès sur la Loi : il est grâce sans rite spécifique.

Nous sommes loin de la vérité grecque subordonnée à l’ordre cosmique, ou même de la Loi du Peuple élu, car c’est la personne désormais qui est universellement élue. Les deux premières idées supposent que la nature ou le comportement légal, mérite quelque chose de substantiel, alors que Paul parle d’abord de l’acceptation de l’évènement, qui est en soi acosmique et non légal en tant que tel.

L’évènementiel serait donc une voie nouvelle. La résurrection est à son tour considérée un évènement pur, dont le sens véritable est la bonne nouvelle, proprement l’évangile (le mot est de saint Paul) qui est la victoire du Fils de Dieu, et à sa suite de tout autre personne, sur la mort.

En ce sens on peut dire que le Christ est l’avènement lui-même, ce qui arrive, pourvu qu’on ait foi dans la grâce. Celle-ci étant pure gratuité suffisante, selon le texte de saint Paul (2 Co 8,9)« Le Seigneur m’a dit : ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. »

A l’évidence, le discours paulinien est nouveau, et la modernité de Paul revient régulièrement, quelquefois portée par des écrivains non nécessairement chrétiens, comme Hegel, Nietzsche, Pasolini, qui a conçu un scénario sur saint Paul rapporté aux temps modernes, voulant manifester que les énoncés de Paul sont intemporels.

Ainsi les lettres de saint Paul, fondées sur sa rencontre personnelle avec le Christ, dont il s’est autoproclamé apôtre, constituent la mise en évidence de la rencontre elle-même, non seulement comme nouveau concept noétique, mais comme grâce. La personne étant en effet grâce, à savoir pure gratuité universelle, dans la mesure même où elle accepte.

En d’autres termes nous sommes voués à une sorte de sainteté, dans l’intérêt de tout le monde. Dès lors, comme tout a été gracieusement reçu, chacun, dit saint Paul, « doit se faire tout à tous » (1 Co 9,22).



Octobre 2012


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