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De l’ignorance

Christian Pagano
(22.10.2012)

Reconnaître sa propre ignorance, c’est assurément un signe d’intelligence.


Il faut distinguer l’ignorance savante, dont nous parlons, celle de celui qui « sait qu’il ne sait pas », de l’ignorance profonde, celle de celui qui « ne sait pas qu’il ne sait pas ». Mais les deux ont des rapports complexes, si bien qu’on peut établir une épistémologie de l’ignorance.


Nicolas de Cues a écrit une œuvre célèbre sou le titre De Docta Ignorantia pour déterminer la nature de la connaissance. La possibilité de la connaissance réside dans l’oxymore énoncé par le titre même, à savoir : on ne peut juger de ce que l’on ignore qu’en relation avec ce que l’on sait. Mais cela n’est possible que si l’on possède déjà une certaine proportionnalité, entre ce qui est connu et l’Inconnu.

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Opera di Christiane Apprieux, 2012

Cette proportionnalité n’existe pas pour l’idée de Dieu, qui se situe, comme la Vérité en soi, toujours au-delà de la connaissance humaine, qui pourtant est toujours à sa recherche (De la docte ignorance, I, 3). Mais ce qui est hors de portée de l’homme est encore au pouvoir de Dieu. La théologie, ainsi, d’abord purement spéculative, devient pour le coup "positive", puisqu’elle pense Dieu en se fondant non pas sur les tentatives de l’homme d’aller à Dieu, mais sur la manière divine de sortir de soi.


Cependant c’est sur l’acquisition du savoir quotidien que se manifeste l’importance de l’ignorance reconnue. La constatation d’ignorer, unie au désir de connaître, est le moteur de la science et de la créativité. On dit souvent que l’ignorance, c’est le huitième sacrement, puisque elle nous pousse au-delà d’une certaine l’humilité à une recherche, et donc à une opérativité successive.
Il y a même une célèbre loi de Karl Popper, dite de faillibilité qui fonde la validité d’une théorie dans le domaine empirique sur le fait qu’on peut démontrer en principe qu’elle puisse être invalidée (souvent intégrée) par une recherche successive, dont le résultat est encore ignoré.


L’ignorance est donc une de ces certitudes négatives qui font bouger l’univers.
A ce propos on peut se demander si finalement ce sont les lois physiques qui sont solidaire de l’Univers, ou si elles ont un rôle indépendant. Ainsi, repérable à ses effets gravitationnels, la plus grande partie de l’Univers dite matière noire n’a été jamais observée, et certains physiciens affirment qu’elle n’existe pas. Par ailleurs, depuis les années 1920 l’idée selon laquelle l’électron et le proton suffisaient à rendre compte de la totalité de la matière était acceptée…. Mais les années suivantes de nouvelles particules apparaissent, à commencer par le neutron et le positron, enfin le muon et le pion. Aujourd’hui on découvre finalement que ces particules avaient besoin pour expliquer leur masse du boson de Higgs.


Mais il va sans dire que d’autres questions se posent : entre autres les questions d’ordre philosophique dès qu’on aborde le problème de l’infime, de l’origine, de la vie… Ces lois par lesquelles nous connaissons l’Univers, sont elles distinctes ou non de l’Univers même ? et qui, éventuellement, est premier ?



Octobre 2012


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