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Certitudes paradoxales

Christian Pagano
(7.08.2012)

En principe, suivant Jean-Luc Marion (Certitudes négatives, Grasset, 2010) connaître, c’est connaitre certainement. Si connaître équivaut à connaitre certainement, alors nous ne connaissons pas autant que nous pouvons penser…

Comme atteint-on la certitude ? Par deux voies. Soit par une connaissance a priori, mais elle est tautologique et ne permet pas d’accéder à aucun état individualisé. Soit a postériori, donc expérimentable.

La science, elle, n’atteint sa certitude qu’en réduisant la chose en soi à un objet. Mais nous avons accès à des connaissances sans objet, si ce n’est que dans la présence banale et quotidienne de ce qui advient sans cause identifiable, sans raison prévisible, la rencontre, l’évènement et le don, les coups de cœur pour une personne, un spectacle, la nature etc.

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Hiko Yoshitaka, "Le voile se déchirait", 2011

Reconnaître négativement les limites de l’esprit constitue déjà une certitude négative, mais comparable à la connaissance positive de tout objet. Par ailleurs nous savons que tout soi-disant objet de connaissance, ne constitue, d’un point de vue phénoménologique, qu’un modèle d’une chose, qui, elle, reste inconnue en soi.

En particulier, suivant Heidegger, le phénomène signifie ce qui se montre en soi-même.
Mais il ne peut apparaître que s’il vient au visible, qu’il se donne (es gibt) comme évènement. Cela permet de maintenir la définition classique de la vérité comme adéquation non plus entre la chose et l’esprit, mais entre l’intuition et le concept.

Les médiévaux parlaient déjà de trois modalités de l’être, à savoir le modus essendi qui est purement passif (la chose en soi) qui n’est connaissable que par des modi intellingendi, et ceux-ci finalement par des modi significandi.

Au-delà de cette « herméneutique » ante litteram, on peut envisager le domaine des certitudes négatives (Marion). Quand par exemple nos connaissances ne peuvent pas prétendre à une certitude qui éliminerait la liberté de l’autre, et donc tout acte d’amour ou de gratuité, et aussi quand l’objet excède la connaissance, comme le statut même de cette connaissance. Des questions sans réponse ne sont pas toujours mal posées. Nier cela ce serait un déni de finitude qui contredit toute forme de scepticisme.

« Ainsi - selon Jean Luc Marion- précisément en vertu des élargissements indéfinis de la rationalité, la finitude s’attestera elle-même comme indéfinie, ou plus exactement comme positivement infinie. La mise au jour d’une telle infinie finitude constitue une tâche prioritaire de la philosophe, si elle veut surmonter le nihilisme en elle (op.cit.p.316).

On est dans le paradoxe, mais comme expression de la passion d’une pensée, qui n’interdit pas la connaissance des phénomènes. Selon Kierkegaard : si la raison humaine ne peut pas comprendre qu’elle ne peut pas tout comprendre, tout est confus… Le paradoxe n’est pas une concession, c’est une catégorie, une détermination ontologique… Ainsi le suprême paradoxe de la pensée est de vouloir découvrir quelque chose qui échappe à son emprise, et Marion conclut (op.cit.p.318) : « Une pensée se mesure exactement aux paradoxes qu’elle endure et qu’elle appelle ».


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30.07.2017