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Conversion

Christian Pagano
(16.07.2012)

Avec l’Ecoute Israël, N’ayez pas peur, l’invitation à la conversion (metanoia en grec) forme un triptyque parmi les plus usités dans la Bible.
C’est un concept-clé lié en quelque sorte à la vocation, l’appel de Dieu à bouger, à quitter son poste pour aller ailleurs, l’Exode étant l’image de l’homme pèlerin sur terre à partir de la fête des Pâques qui signifie passage.
Mais la recommandation explicite de se convertir, de se renouveler est si fréquente dans la Bible et surtout dans les évangiles qu’elle cache une vision anthropologique tout à fait dynamique car elle indique le propre de l’homme : une possibilité unique de convertibilité permanente et consciente. Père Congar aimait citer un mot du rabbin Abraham Heschel qui dit: "La Bible n’est pas une théologie pour l’homme, elle est une anthropologie pour Dieu."

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Opera di Hiko Yoshitaka

La Conversion est un passage d’un horizon à un autre, comme il arrive à l’homme qui marche. Il peut y avoir des changements d’horizon radicaux, tel que celui de Saint Paul sur le chemin de Damas. Mais normalement le nouvel horizon surgit de l’ancien, en répudiant certains de ses traits caractéristiques ; il inaugure une nouvelle séquence, qui peut révéler une profondeur et une largeur de plus en plus grandes. Ainsi la conversion consistera justement à passer d’un enracinement à un autre. Elle peut être déclenchée par la recherche, mais elle se réalise uniquement dans la mesure où l’on découvre ce qui est inauthentique en soi-même. Elle présuppose la découverte d’une nouvelle façon d’être homme.

Bernard Lonergan affirme que le dépassement de soi impliqué dans la conversion est un cas de dépassement de soi affectif. Notons que chaque fois qu’une personne se met à aimer une autre personne ou une communauté, il se produit toujours un dépassement de sol affectif: elle ne vit plus seulement pour elle-même mais pour les autres. Ce qui distingue la conversion religieuse des autres cas de dépassement affectif, c’est le fait qu’elle se réfère à un amour illimité.

Toujours Lonergan relève dans la conversion chrétienne cinq grands axes : le renoncement à soi, la prise de la croix, la suite du Christ, la nouvelle naissance et la nouvelle identité « en Christ ». Cette théologie, sensible a la double réalité des « vrai et faux moi », est aussi ouverte aux richesses des traditions orientales, en s’offrant comme un tremplin pour entrer dans une conscience universelle et pour accéder à une maturité transculturelle, bref pour devenir « un humain pleinement unifié », selon cette expression du soufi iranien Reza Arasteh, chère à Thomas Merton.

Mais ce changement est-il un événement unique dans la vie du croyant ou au contraire, est-ce un parcours sur le long terme ? Comporte-t-il un renoncement ou une acceptation des événements qui se présentent ? Les deux aspects, dans le monde contingent qui est le nôtre, ne sont pas contradictoires. La vie n’est pas un long fleuve tranquille… D’abord, même quand on prend une direction nouvelle, il faut, comme le pèlerin, accomplir une marche en avant chaque jour. Ensuite, c’est souvent l’acceptation des évènements qui constitue le commencement d’une véritable conversion. Enfin, quoique paradoxal, plus chacun en allant au fond de lui-même, apporte sa pierre spécifique aux autres, plus il concourt à une véritable harmonie universelle.


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