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Conscience

Christian Pagano
(25.06.2012)

Lorsqu’on parle de conscience, il est important de distinguer le contenu de l’expérience, d’une part, et d’autre part la faculté d’observation en tant qu’elle est dirigée vers l’expérience. Dans l’expérience, nous vivons les choses de l’intérieur. L’observation s’adresse aux choses extérieures. La première de ces deux formes de conscience constitue la réalité phénoménale, la seconde n’a de réalité que par rapport à la première. A cela s’ajoute la conscience de la conscience, qui n’est autre chose que la constatation que quelque chose vit en nous. La vie, elle, n’a pas besoin d’être l’objet d’une saisie de l’esprit pour être, mais la saisie de l’esprit a besoin de l’expérience vivante pour s’actualiser.

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Hiko Yoshitaka, "Sans titre", 2008

Je pense que la science s’est constituée plutôt que sur l’oubli de l’être (Heidegger), sur l’oubli de la vie, prisonnière pendant des siècles, de l’opposition entre cogitare et esse, de sorte que même la psychologie et d’autres sciences dites humaines ont été érigées sur un mensonge originel avec les lourdes conséquences que cela comporte. A ce jeu-là c’est plutôt la pensée qui gagne, mais la pensée ne peut penser que des "choses mortes", à savoir figées. Elle développe une mécanique progressive, qui finalement éloigne de la vraie vie.

Ce n’est pas sans raison qu’on place volontiers la célèbre formule de Descartes "cogito ergo sum" à l’origine de la pensée moderne. Mais cogitare, tel que l’entendait Descartes, ne se réfère pas seulement à la pensée mais subrepticement aussi au sentiment, à la volonté, au rêve même, en un mot à toute forme de conscience. Ainsi confondant le concept de conscience de l’expérience avec l’expérience elle-même, Descartes sacrifiait l’intériorité à la pure connaissance, rendant impossible pour lui-même et pour toute sa postérité d’accéder au concept de vie qui lui donne son sens plénier.

Une position de ce genre ne pouvait manquer de susciter une contestation, pour ceux qui tiennent l’être pour fondement de la conscience. On aboutit ainsi à une opposition stérile entre matérialistes et idéalistes. Mais on ne peut se faire aucune idée de la vie quand on la confond avec l’une ou l’autre position.

La conscience pensante, d’ailleurs, n’est pas seulement incapable de trouver la vie par elle-même, elle a en plus la propriété de tuer la vie! Toute réalité frappée par le rayon de l’esprit se transforme instantanément en chose, en objet quantifiable, relié formellement et mécaniquement à d’autres objets. C’est le triomphe de la technique, qui aujourd’hui pose question car elle est devenue aveugle aux vrais problèmes de la vie.

Cependant une science de la vie, visant la qualité, suppose non seulement de nouvelles clés herméneutiques, mais encore une pratique, à savoir une éthique, en d’autres termes une écologie humaine, qui ne soit pas seulement l’apanage d’un parti, mais une condition sine qua non de toute véritable politique.


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30.07.2017