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Choisir²

Christian Pagano
(3.04.2012)

On ne choisit pas définitivement dans la vie. Elle nous impose de choisir constamment…

Cela suppose néanmoins un choix radical, peut-être le vrai et l’unique, le plus difficile mais le plus humain, le plus laborieux le seul vraiment sacré : un choix au deuxième degré: le choix de choisir à chaque instant, qui rejoint le « oui » à la vie à chaque moment.

Il n’y a pas, à proprement parler, une partie déterminée et une partie laissée au libre arbitre, comme si la réalité était partagée en deux. C’est plutôt l’homme qui possède une sorte d’algorithme binaire qui lui permet de consentir ou non, de façonner sa « fiancée » qu’est la Nature, tout en gardant sa vocation de cybernaute de l’Univers, au sens d’aller vers l’Un, l’Absolu. Dans ce chemin l’homme est veilleur, décideur et travailleur par définition, puisque passionné par l’Infini, il ne rencontre que des choses perfectibles qui lui demandent tout de même de garder le pouvoir de choisir. Par ailleurs dans un monde en mutation accéléré, la réalité comme la mer houleuse requiert des interventions urgentes, un sorte d’improvisation musicale, une capacité d’adaptation pour maintenir à la fois le cap et le bateau avec.

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Hiko Yoshitaka, "Senza titolo", 2012, cifratipo, olio su carta Artem di Fabriano

Bien sur qu’il peut y avoir des dérives dans cette « liberté imposée » par la nature humaine. Une conduite qui tourne toujours dans un sens, tourne en rond. Une conduite qui va dans tous les sens n’avance non plus. Mais c’est dans cette sorte de déterminismes, qui fonctionne comme des unités discrètes, qu’il peut avoir des choix significatifs, et aussi des « constantes » qui ne sont ni simplement répétitives ni définitives, mais rythmiques. Elles accentuent à chaque fois le sens et la beauté des choses, dans la mesure même qu’elles puisent à une source infinie. Je choisi Tout, disait la petite Thérèse. C’est le seul choix qui s’impose, et qui détermine le droit de choisir. La passion absolue, ineffable en soi, trouve sa réalité dans la permanence du choix, les deux choses se renvoyant réciproquement dans ce mystérieux carrefour qui est la « con-science » humaine. Il en était toujours ainsi ?

De fait, de quelque point de vue qu’on se situe, l’homme se définit dans ce croisement itinérant, muni d’un passe-port infini. Mais il ne voyage pas seul et souvent le voyage est une via crucis. Avancer requiert un réajustement constant dans le temps et ce temps c’est aussi l’amour, en tout cas le choix du langage et de la communication, qui disqualifie tout « aut… aut » définitif. Personne ne peut dicter l’amour ou jouer la chanson d’une autre personne. Même pas Dieu.

Ceux qui veulent à tout prix imposer un choix définitif, outre la liberté de choisir ou de refuser, en réalité veulent imposer leur choix, qui serait (cela va sans dire) le bon, ou prétendre que les autres se déterminent en fonction d’eux mêmes, comme s’ils étaient l’étalon du monde. Cette aptitude, incapable de penser le choix en acte, tout simplement parce que l’acte ne demande pas seulement à être pensé, mais à descendre du piédestal pour agir, ne fait que dicter la peur ne sachant plus aimer le réel tel qu’il est.

Savoir choisir c’est d’abord un savoir normalement véhiculé par le langage en général (compris des gestes) mais qui implique aussi et toujours un acte de volonté. La possibilité même de négation, du reste, ou d’un refus, indique que malgré l’énormité des conditionnements qui nous ont fait, existe un moment de liberté, qui révèle la singularité du sujet.

On connait l’expérience de prof. Libet de l’université d’Orsay, qui spécifie comme tout organisme se prépare en quelque sorte de façon autonome à une action précédant même l’instant de décision, mais qui lui peut remettre tout en cause... Autrement nous serions tous des automates.

Et c’est dans ses limites même, à partir du propre besoin, de sa propre finitude et contingence, que l’homme tel pèlerin mendiant, mais muni d’une volonté d’œuvrer retrouve sa liberté. Et c’est ainsi qu’il peut devenir le kairos, à savoir « être son destin » émettre au rythme juste et opportun, une note personnelle, qui n’étant pas celle des autres, ni celle forcément voulue par les autres, peut constituer le miracle unique de la bonne nouvelle, en tout cas le bon choix, le seul valable, celui de garder la liberté du choix permanent.

Christian Pagano

3 aprile 2012


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