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Algorithmes est modus in rebus

Christian Pagano
(7.08.2011)

Par une des ces étrangetés dont l’histoire a le secret, le mot algorithme dérivé de son inventeur arabe, al-Kharezmi, évoque dans nos langues le rythme (qui en tant que tel n’y est pour rien quoique en grec indique aussi une mesure).. L’algorithme est une méthode de résolution de certains problèmes, consistant en une succession finie de calculs faisant avancer la solution, en fait un programme comme une partition musicale.


Cela reflète aussi la constatation, que fait tout chercheur face à une infinité de chemins possibles, mais n’étant tous également valables, selon l’ancien dicton est modus in rebus ; il y a bien une modalité dans les choses. Les mathématiciens ont, de tout temps, cherché à étudier les formes simples (nombres entiers, droites, cercles, etc.) ou à l’inverse partant de processus répétitifs (les fractales) ils ont fait apparaître le désordre, mais un désordre particulier, prévisible, qui peut se lire et se mesurer simplement, à l’aide d’algorithmes élaborés et traités par ordinateur.

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Christiane Apprieux, "Algorithmes", 2011, technique miste

On peut généraliser la notion d’’algorithmes. Des indications à l’instar d’ondelettes qui parcourent l’Univers, attendant une touche pour entrer en vibration… harmoniques qui peuvent résonner non seulement à travers l’espace mais aussi à travers le temps, mettant l’un en relation à l’autre, comme dans une musique… on revient avec des critères plus élargies à la conception pythagoricienne, plutôt harmonique du monde, fondée sur un rythme en mouvement. En fait l’algorithme introduit bel et bien le concept de rythme, élargi même à tout support de toute transmission, à savoir un certain cheminement inscrit non seulement dans tout nombre mais aussi dans tout geste et dans toute parole. L’ordre séquentiel inaugure une science nouvelle qui s’appelle algèbre, base de l’explosion moderne de la cybernétique, mais il fut à l’origine du premier genre littéraire : le récit, qu’on trouve dans toute forme de langage, dans toute civilisation.


En ce sens l’algorithme est le neuromédiateur de tous les autres signes. L’idée que chaque mot constitue une forme de cristallisation, un tracé original, un croisement spécial qui nous renseigne sur le geste qui l’institue, et par là même indique un chemin plutôt qu’un autre, est un fait incontestable. Un mot témoigne, au-delà de tout problème de référence, l’existence d’une intervention en tant que telle, avant d’être strictement sémantique : il s’agit d’un moment qui lie sa naissance à une personne. Une sorte de kairos, moment opportun et de vérité, au sens radical d’étymologique, qui signifie discours de vérité. Retrouver ce geste, témoin d’une passion du sens, et aussi du sens d’une passion, le reconnaître malgré le fait qu’il paraît s’enfuir dès qu’on l’approche c’est le but de toute étude herméneutique, qui n’est jamais définitivement accomplie.


La notion de signe a été lente à venir à la surface. Les choses se compliquent encore car, avec le temps, et en revenant sur sa phénoménologie, on trouve à l’intérieur des signes mêmes une dichotomie, mise en évidence par Saussure.
Mais l’idée que cette relation indique aussi un cheminement se trouve, différemment mais explicitement dans tout nombre, de part leur "positionnement" (dont la position zéro est la plus importante) révélant ainsi une parenté génétique de la topologie et de la numérologie avec la parole.


Aujourd’hui, négligeant l’apport médiateur du signe, sa double polarité d’après Saussure, signifié-Signifiant , reprise dans l’algorithme s/S ou S/s (selon Lacan qui donne la priorité au Signifiant) ne fait que répercuter la dualité antique de la chose et de l’Idée, oubliant la signification de l’algorithme lui même, autant dire un certain cheminement. Celui-ci paradoxalement n’est pas seulement une séparation mais aussi un croisement ayant un coefficient multiplicateur, qui donne à la fois la récursivité, la convertibilité, pouvant déboucher sur une nouveauté constante. Une sorte de nœud de Moebius, qui tout en gardant la bipolarité, intensifie et renouvelle chaque fois le rapport, permettant une herméneutique créative. On aurait ainsi ce que Corbin appelait le Monde Imaginal, celui des signes, transpersonnel.


Dès lors il n’y a pas seulement dans chaque signe une intentionnalité, (comme le dit justement Husserl, qui dépasse ainsi le structuralisme de Saussure) mais carrément un algorithme, une information « originaire » qui permet de viser quelque chose plutôt que d’autres, de par le fait unique de sa naissance, à l’image de la personne humaine, comme semble aussi l’enseigner la physique quantique....


D’un point de vue philosophique, l’ontologie suggérée par les algorithmes est celle qui uni l’être à l’évènement. D’un point de vue théologique l’algorithme peut aider aussi à concilier la di divergence entre la vision catholique et protestante de l’eucharistie, car le symbole est réel et la réalité n’est que symbolique, dans la mesure même que le symbole à différence du signe, indique non seulement un signifié mais une information, à savoir un cheminement réel.


Mais c’est surtout dans l’informatique, précisément dans les moteurs de recherche, que les algorithmes permettent de sélectionner des milliards de données, sans aucune connotation éthique. Et cela pour le meilleur et pour le pire.


Les signes, d’abord, il faut les repérer, ensuite les manifester. Dès lors on introduit la volonté, comme un loup dans la bergerie de l’intelligence. Il n’est pas seulement question d’une volonté de puissance (Nietzsche) mais de la puissance de la volonté elle-même qui peut soumettre aussi l’intelligence. C’est ensemble qui peuvent aider à atteindre une vérité, en faisant un cheminement approprié, qui même sinon à la Vérité tout court, du moins sur des résultats, voire sur une nouveauté. Mais rien n’empêche que dans ce monde virtuel ce soient les forces d’un inconscient collectif malsain qui s’expriment. On reviendra ainsi au stade primitif du lynchage des victimes expiatoires, voire des « notifications » qui ne font qu’accélérer un certain déclin. L’outil informatique universel, n’enlève aucune responsabilité individuelle.


Signes et réalités même sémantiques, resteront toujours distinctes, mais cette distinction sans confusion ni séparation, signifie aussi "unies pour toujours" et cela se décline en autant d’étapes possibles sur un chemin, originairement inscrit dans tout algorithme, à condition de pas prendre ses propres pensées comme la réalité même. Existe toujours un écart, un reste entre la nature et ses modèles, sans parler de l’effet de miroir ou prismatique (souvent déformant) entre le sujet et le monde. Mais le cheminement est ouvert.

Christian Pagano


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30.07.2017