Transfinito edizioni

Giancarlo Calciolari
Il romanzo del cuoco

pp. 740
formato 15,24x22,86

euro 35,00
acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La favola del gerundio. Non la revoca di Agamben

pp. 244
formato 10,7x17,4

euro 24,00
acquista

libro


Christian Pagano
Dictionnaire linguistique médiéval

pp. 450
formato 15,24x22,86

euro 22,00
acquista

libro


Fulvio Caccia
Rain bird

pp. 232
formato 15,59x23,39

euro 15,00
acquista

libro


Jasper Wilson
Burger King

pp. 96
formato 14,2x20,5

euro 10,00
acquista

libro


Christiane Apprieux
L’onda e la tessitura

pp. 58

ill. colori 57

formato

cm 33x33

acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La mela in pasticceria. 250 ricette

pp. 380
formato 15x23

euro 14,00
euro 6,34

(e-book)

acquista

libro

e-book


Riccardo Frattini
In morte del Tribunale di Legnago

pp. 96
formato cartaceo 15,2x22,8

euro 9,00
e-book

euro 6,00

acquista

libro

e-book


Giancarlo Calciolari
Imago. Non ti farai idoli

pp. 86
formato 10,8x17,5

euro 7,20
carrello


Giancarlo Calciolari
Pornokratès. Sulla questione del genere

pp. 98
formato 10,8x17,5

euro 7,60
carrello


Giancarlo Calciolari
Pierre Legendre. Ipotesi sul potere

pp. 230
formato 15,24x22,86

euro 12,00
carrello


TRANSFINITO International Webzine

Reconnaissance et +

Christian Pagano
(24.08.2009)

La reconnaissance se situe d’emblée dans une optique de gratification, autant dire pluralité, réciprocité, gratuité et donation initiale. C’est le langage du « don », bien loin de la solitude du « cogito » cartésien et même du sujet transcendantal de Kant, ainsi que de toute métaphysique ; car la reconnaissance évoque quelque chose de concret, contingent, empirique, pas une idée, plutôt une histoire. Comme le « par-don » est la perfection du don, ainsi la reconnaissance non seulement est perfection de la connaissance, mais arrache celle-ci au seul domaine noétique. Le « re » qu’on ajoute à connaissance donne aussitôt la note d’une nouvelle musique et une secousse qui peut ébranler toute discipline constituée.

Non qu’on puisse nier tout apport du passé à la compréhension de cette notion. Mais, comme on ne peut pas interpréter un texte sinon dans son contexte, ainsi il n’y’ a pas de véritable connaissance sans reconnaissance. Cela comporte une certaine complexité et relativité en acte, qui indique à la fois la contextualité, la réversibilité du connaître, et surtout l’acceptation de la préexistence de quelque chose à la source même de tout réel.

JPEG - 285.3 Kb
Oeuvre de Christiane Apprieux

Ainsi, la Reconnaissance « reconnaît » l’apport de tous ceux qui nous ont précédés. Elle réconcilie un certain platonisme et aristotélisme, action et pensée, tout en imposant un nouvel accès au savoir. D’ailleurs l’image des anciens est liée à celle que nous nous faisons de nous même à présent. Mais « il n’existe pas de théorie de la reconnaissance - dit Paul Ricœur – digne de ce nom à la façon dont il existe une ou plusieurs théories de la connaissance ». La raison est que la connaissance pose essentiellement des questions intellectuelles, alors que, pour la reconnaissance la pensée seule serait illusoire. Elle convoque la volonté de puissance et la puissance de la volonté, la valeur noétique du fait accompli, réévaluant toute « expérience ». Ce faisant, il y a une polysémie qui s’installe, laquelle doit être constamment réglée, permettant des passages d’un sens à l’autre et même du passif à l’actif au gré des diverses situation et significations Paul Ricœur et Axel Honneth, qui ont écrit sur ce sujet, indiquent trois sens fondamentaux, un peu disparates mais qu’on peut croiser :

- Au niveau individuel : reconnaissance est d’abord IDENTIFICATION, distinguer, saisir par l’esprit, par la mémoire. Honneth parle de reconnaissance amoureuse.

- Au niveau intersubjectif : Honneth indique la reconnaissance juridique, Ricœur hésite entre : ATTESTATION, acceptation, tenir pour vrai, se reconnaître soi-même, reconnaissance éthique.

- Enfin au niveau social, ces auteurs s’accordent pour une reconnaissance mutuelle ou culturelle (Honneth), expression d’une certaine COMPLICITE, à savoir une gratitude qu’on se doit réciproquement.

Ces sens me paraissent tous décliner une aptitude gratifiante accompagnée toujours d’un sentiment de gratitude. C’est le fil conducteur qui maintient unies les diverses acceptions de ce terme, et qui trouvent dans la reconnaissance textuelle (lecture) un prélude et dans la réjouissance, célébration conviviale d’un bonheur de vivre, la finalité, dont nous parlerons en conclusion.

L’identification

Il s’agit d’une reconnaissance éminemment active, comme celle qui se réfère à la vision de quelqu’un ou quelque chose, à l’exploration du monde, à une mission de renseignement etc. Ce premier sens est traité par Huneth comme reconnaissance amoureuse.

Le problème de l’identification est fondamental en philosophie, voire essentiel.. Il n’y a pas encore d’études comparatives entre l’haeccéitas de Scot, le visage de Levinas et le dasein de Heidegger. Sachant que ce dernier a fait sa thèse sur Scot, on peut trouver un lien parmi ces auteurs si ce n’est que l’intention de dépasser toute subjectivité (comme celle du cogito). Le but c’est d’élaborer un principe d’identification indépendant de tout catégorie intellectuelle. L’épiphanie d’un être n’est pas un concept mais son acte de présence permettant de reconnaître cet être là (Scot)) le visage qui me dévisage (Levinas) le fait de se retrouver « jeté là» (dasein heideggérien) ou être –le –là, selon la traduction de l’auteur même.

Ainsi la dynamique de cette forme de reconnaissance, implique un tournant dans la philosophie. L’identité fondée non pas sur des concepts d’essence ou de qualité, mais sur une présence réelle, actualisée d’une façon ou l’autre. On passe d’une vision du monde essentielle, à une vision événementielle : je suis non pas parce que je pense, mais étant reconnu et reconnaissant l’autre.

C’est la reconnaissance amoureuse, selon Honnet, qui est l’équilibre constitutif de l’identité personnelle entre l’état de dépendance et l’autonomie de soi. Le pendant négatif à cette reconnaissance est constitué de l’ensemble des atteintes à l’intégrité de l’individu (comme le viol, la torture etc.). On peut traduire ainsi le cinquième commandement « tu ne tueras point » comme : tu ne pourras ni constituer ni anéantir la personnalité. C’est un « fait » et le fait est pour toujours.

L’identification, par contre, est fondamentalement distinction Identifier et distinguer constituent un couple verbal indissociable. Comme dit le Sophiste : « Ce qui se pose, s’oppose en tant qu’il se distingue et rien n’est soi sans être autre que le reste ». Il y a là, ajoute Ricœur, un possibilité de méconnaissance, mais qui elle donne d’autant plus valeur à l’acte de reconnaissance qui efface cette opposition et tout pardonner.

Pour Kant, au contraire, identifier c’est carrément relier, car le reconnaître se situe au croisement de deux sources : la sensibilité et l’entendement. Pour la première les choses nous sont données, pour la deuxième elles sont pensées. En fait, distinguer et relier vont aussi ensemble. Elles sont les instruments de base du langage humain.

La reconnaissance des personnes est différente de celle des choses qu’on distingue sur la base de leurs traits génériques, mais il arrive souvent que certaines choses familières, comme des animaux domestiques acquièrent une sorte de personnalité complice.

Finalement, il faut reconnaître que, le monde n’étant pas seulement constitué mais constituant, la reconnaissance s’ouvre justement à un monde « imaginalis » dirait Corbin, qui en tout cas, comporte l’évaluation de l’imagination humaine comme l’un des algorithmes gouvernant l’univers.

L’attestation

C’est une acceptation formelle, éthique, du reconnaître, qui, commençant avec l’acceptation de soi (toujours inachevée, l’homme étant un être in fieri) finit par être une expression de la justice : c’est-à-dire accepter pour vrai, certifier, respecter les droits d’autrui, tenir un témoignage pour bon, etc. C’est l’attestation à laquelle se rattache l’appréciation, l’évaluation, l’inscription au sens juridique. En droit international, la reconnaissance est l’acte par lequel un État accorde une valeur juridique à un ’établissement auquel il n’a pas participé ou bien à l’État nouvellement créé, qui ne peut occuper une place entière dans la communauté internationale tant qu’il n’a pas été reconnu par les autres États.

A la différence de la reconnaissance amoureuse, la reconnaissance juridique ne part pas de l’individu ‘en chair et en os’, mais présuppose la perspective d’un « autrui généralisé » et une réciprocité entre les droits et les devoirs. La reconnaissance juridique d’autrui vise le même respect qu’on doit à soi-même. Lorsque de telles attentes ne sont pas comblées (comme dans certaines minorités) des luttes peuvent s’enclencher, visant à généraliser la sphère de reconnaissance juridique. Dans certain cas, la reconnaissance implique une responsabilité pour le futur, comme le principe de Hans Jonas lié à l’extension, dans l’espace et le temps, des pouvoirs de l’homme sur l’environnement portant atteinte aux générations futures.

La reconnaissance selon Ricœur, atteint simultanément deux sommets avec la mémoire et la promesse. L’une tournée vers le passé, l’autre vers l’avenir. Elle s’inscrivent dans la liberté opérative de l’homme qui peut dire : je peux, et c’est là qu’on trouve une certaine dissymétrie. La mémoire en effet met en évidence plutôt la mêmeté c’est-à-dire la « continuation dans l’existence » (Spinoza), la durée malgré un vécu divers et varié, alors que la promesse est l’expression même de l’ipséité qui déclare sa capacité de mettre à exécution une chose nouvelle. La psychanalyse parle de travail « salutaire » de remémoration des choses oubliées ayant été objet d’un refoulement. Finalement, selon Hannah Arendt, c’est le pardon qui fait de la mémoire inquiète, une mémoire apaisée et permet à l’action humaine de continuer.

La complicité

C’est une reconnaissance mutuelle, réciproque, que Honnet appelle culturelle. Elle ne porte pas sur un individu comme l’individuation, ni sur l’environnement immédiat de l’individu. Il s’agit du respect de la mutualisation nécessaire des services et des valeurs qui forment une civilisation sur la base du travail de chacun, reconnaissant celles et ceux qui ainsi façonnent la société. L’émergence de « conflits éventuels peut être résolu sans confrontation violente. Il s’agit d’une reconnaissance à double usage- actif - reconnaître quelqu’un, et passif : - désirer être reconnu, dans la société. Ainsi le parcours de cette « dictio » découvre à ce niveau une certaine énergie à l’œuvre, une passion – action, distinctes mais jamais séparées.

Les Grecs avaient un seul terme pour dire ce rapport de mutualité, allelon, qu’on peut traduire l’un l’autre. Il disaient aussi : le chemin qui va de Sparte à Troie, est le même à l’aller et au retour, et pourtant opposé. Ainsi il y a toujours une dissymétrie entre l’un et l’autre, sans quoi ils n’existeraient pas. Mais comme dit Levinas, le regard inversé s’ouvre à l’éclat de l’autre et par là à l’extériorité et la Transcendance.

Hobbes dans son « Léviathan » qui est plutôt une théorie de la méconnaissance originaire, voit à l’œuvre trois passions primitives : la compétition (pour le profit), la défiance (pour la sécurité) et la gloire (pour la réputation). Cela donne a contrario la valeur de la reconnaissance, qui est à la base de toute pacification.

Les modes de reconnaissance, que nous venons de signifier, entretiennent un évident rapport dialectique. Cela signifie qu’il y a aussi bien en amont qu’en aval quelque chose qui en constitue le lien, partant d’un minimum (la « lecture », ou reconnaissance des signes des temps) vers un maximum : une réjouissance reconnaissante et joyeuse.

Les trois sens que nous venons de voir, sont encore trop liés à ce qu’on appelait modus intelligendi, un savoir conceptuel. Si on tient compte,du fait que la nature de la « reconnaissance » est d’abord empirique, on doit l’appliquer aussi à ce qu’on appelait modus significandi , à savoir la reconnaissance verbale et des textes qui guident l’humanité et surtout au modus essendi : mode d’être, la reconnaissance étant une aptitude existentielle, éminemment humaine. On pourrait ainsi ajouter un quatrième et même un cinquième sens.

4. En effet, au niveau du « modus significandi » on peut parler de déchiffrage de textes et plus généralement d’attention, visant la reconnaissance non seulement de l’écriture, mais des évènements. A ce niveau il n’y a pas d’argumentations, mais seulement d’acceptation ou non. Par ailleurs, il faut bien comprendre que toute herméneutique textuelle, est aussi une herméneutique de soi même. C’est une résonance par le miroir de l’écriture ; indirecte, bien sûr, mais il n’y en a pas d’autre. Ce qui comporte à la fois une ouverture mais encore une relativisation de tout savoir, de tout lecture, tel un métabolisme vivant s’insérant dans un sémiosi infinie. Non qu’on ne puisse en tirer des conclusions pour un certain chemin de jours, mais comme des étapes d’une route encore longue.

5. C’est au niveau du mode d’être que la reconnaissance devient un art de vie, une aptitude, prélude à tout échange et transformation permanente, C’est en quelque sorte l’image de l’eucharistie qui signifie justement :action de grâces, prélude à une communion réelle. Après tout, la capacité de rendre grâce, de reconnaissance, paraît la seule réponse humainement possible au mal, en tout cas l’expression d’un contentement et d’une joie de vivre, de la vérité dans la charité, et aussi la charité d’une vérité, car un être heureux fait di bien à tous, mais comme disait Aristote, ad modum récipientis recipitur , chacun à sa manière, sachant toutefois qu’on ne fabrique pas expressément le bonheur, mais on peut l’accueillir quand il arrive.
Enfin : Une théorie de la reconnaissance, qui n’a rien de normatif mais plutôt d’imaginatif s’inscrit dans un cadre « post-métaphysique » sans renier l’apport classique qui nous a amené à son propre dépassement. Nous sommes dans un régime de finitude; de balancement constant entre progression et une régression et dans une confrontation anthropologique mondiale selon laquelle de plus en plus « l’homme n’est homme que parmi les hommes » (Fichte). Mais il faut ajouter aussi que le miracle de la naissance des hommes et des choses est une nouveauté permanente, qui s’offre constamment à nous :la bonne nouvelle qui elle se passe de tout commentaire, sauf la reconnaissance .

En conclusion : LE BONHEUR en plus ?

Thème omniprésent dans toute littérature de tous les temps…dont pourtant, comme la reconnaissance, il n’existe pas, à proprement parler, une théorie, c’est le bonheur, On arrive à penser le malheur mais non le bonheur, car à proprement parler, on le mérite pas : c’est toujours un « don » un « plus », quitte à le reconnaître. Les synonymes pourtant, aptes à décrire un état de pleine satisfaction et jouissance abondent : Joie, contentement, gaieté, euphorie, jubilation, enchantement, délice, extase, béatitude et bien d’autres encore. En italien se dit : felicità (de… fécondité) ; en grec ancien c’est eudaimonia (le démon de la chance), d’où l’anglais happiness, et l’allemand glücklich (chanceux), Le manque d’une science est dû au fait que le bonheur est strictement lié à la personne. Même le célébrant ensemble, pour chacun reste unique. Cependant on peut se préparer au bonheur. En effet :


- l’Attention c’est le déchiffrement de ce qui se passe. Le conseil plus répandu dans la Bible c’est : écoute. La capacité d’étonnement c’est le commencement de tout.

- l’Identification : déchiffrer quelque chose est l’identifier, la distinguant de tout le reste. L’aspiration au bonheur est une constante de la vie de tout un chacun, mais souvent on ne le reconnaît pas là où il se trouve…

- l’Attestation : il faut alors se hâter à la rencontre de l’évènement qui annonce le bonheur, l’accueillir, l’attester … L’ange passe et ne revient plus.

- le Partage : On dit que trop parler de bonheur c’est déjà en douter, par contre savoir le partager c’est savoir l’entretenir.

- l’Aptitude reconnais celle qui plus accomplit les sagesses de toute civilisation et de tout le temps. C’est reconnaître l’intimité entre la joie et la reconnaissance même.

Le nouveau paradigme scientifique qui désormais s’annonce depuis de décennies, et que quelqu’un voudrait complètement innovant ( sorti du cerveau de Jupiter) comporte une reconnaissance d’une dette vers les anciens et le fait de prendre en compte non seulement les problèmes scientifiques, mais encore ceux de l’éthique et du vrai bonheur. Cela comporte une relativisation de toute donnée, remises en discussion compte tenu de ce faillibilisme épistémologique (Popper) qu’on peut appliquer aussi à des questions culturelles et à des civilisations. Comment trouver la possibilité de dialogue sans relativiser les données considérées dogmatiques, contre toute expérience historique ? Serait cela nier la vérité unique, l’amour, la vie ? Au contraire. La reconnaissance qui s’intéresse non pas aux choses mais aux relations, reconnaît ces valeurs, à condition de les mettre en discussion, et de les rendre éventuellement convertibles (comme la monnaie) .Nous ne sommes certains que de notre incertitude, mais nous savons aussi que nous avons tous le désir illimité de la vérité entière, c’est elle la raison communicationnelle mais a ce niveau, comme au niveau de l’amour, de la foi, de la reconnaissance même il n’y plus de discussions mais d’action à mener

Adopter une réconnaissante-aptitude. C’est bien plus qu’une vertu morale, une règle logique ou une qualité de cœur. La gratitude est un moteur de bien-être pour celui qui veut bien la faire grandir en lui.

Condition sine qua non de toute reconnaissance et de tout bonheur est la liberté, mais ces deux derniers entretiennent une relation paradoxale comme personnes libres qui s’aiment sans pouvoir se rejoindre tout à fait. Relation difficile donc, mais relation toujours. Alors que le bonheur comme le besoin peut être aussi inconscient, le désir n’existe que dans la raison, qui, elle, vise l’absolu, la totalité. Le désir de la raison alors éclaire la raison du désir : le Tout pour Tous: vivere omnes beate (Sénèque). Mais il ne faut pas oublier qu’on vit dans un régime fini et complexe et alors le pur idéal est illusoire, comme croire d’écarter totalement désir et bonheur. C’est une harmonie qu’il faut trouver et retrouver souvent. Harmonie : elle semble dériver de « arme » et alors il s’agit de la paix des braves.

En tout cas, celui qui reconnaît est libre est se libère, ayant le recul qui lui permet d’être soi- même. Mais on peut tout donner, sauf la liberté/ C’est là que le bonheur ouvre à une reconnaissance qu’on peut retenir sacrée. C’est la joie de Spinoza à laquelle tout le monde peut accéder .Comme il s’agit de « multitude » on pourrait faire recours au concept exprimé par Antonio Negri, qui semble respecter l’intangibilité des personnes/ L’humanité est irréductible à n’importe quelle unité, fût-elle le peuple, pris régulièrement en otage par des despotes C’est une multitude de singularités uniques, qui restent telles, autonomes, transformatrices, créatrices d’un monde nouveau, tout en gardant chacune sa personnalité.

Ainsi, la reconnaissance nous introduit dans un nouveau paradigme de la science qui nous révèle à nous-même mais aussi bien autres, et aux choses comme don et donc à la joie et à l’action.. « Deviens ce que tu es », c’est la devise de Nietzsche. On peut ajouter : l’homme qui n’est pas reconnaissant, n’est rien, car il n’aurait pas su s’identifier à son vrai moi. Si jamais une bénédiction ne surgit de sa bouche et du fond de son cœur, c’est qu’il n’a pas su connaître le jeu infini du possible et des existences diverses qui se succèdent et qui brillent telles des étincelles dans le firmament.



Christian Pagano




24 août 2009


Gli altri articoli della rubrica Teologia :












| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |

19.05.2017