Transfinito edizioni

Giancarlo Calciolari
Il romanzo del cuoco

pp. 740
formato 15,24x22,86

euro 35,00
acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La favola del gerundio. Non la revoca di Agamben

pp. 244
formato 10,7x17,4

euro 24,00
acquista

libro


Christian Pagano
Dictionnaire linguistique médiéval

pp. 450
formato 15,24x22,86

euro 22,00
acquista

libro


Fulvio Caccia
Rain bird

pp. 232
formato 15,59x23,39

euro 15,00
acquista

libro


Jasper Wilson
Burger King

pp. 96
formato 14,2x20,5

euro 10,00
acquista

libro


Christiane Apprieux
L’onda e la tessitura

pp. 58

ill. colori 57

formato

cm 33x33

acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La mela in pasticceria. 250 ricette

pp. 380
formato 15x23

euro 14,00
euro 6,34

(e-book)

acquista

libro

e-book


Riccardo Frattini
In morte del Tribunale di Legnago

pp. 96
formato cartaceo 15,2x22,8

euro 9,00
e-book

euro 6,00

acquista

libro

e-book


Giancarlo Calciolari
Imago. Non ti farai idoli

pp. 86
formato 10,8x17,5

euro 7,20
carrello


Giancarlo Calciolari
Pornokratès. Sulla questione del genere

pp. 98
formato 10,8x17,5

euro 7,60
carrello


Giancarlo Calciolari
Pierre Legendre. Ipotesi sul potere

pp. 230
formato 15,24x22,86

euro 12,00
carrello


TRANSFINITO International Webzine

Zundel et la Trinité d’Amour

Christian Pagano
(23.02.2009)

"Je ne crois pas en Dieu, je le vis"


Un être de lumière


Né à Neuchâtel en 1897, Maurice Zundel est "au croisement des théologies protestantes et catholiques, de la philosophie existentielle et du personnalisme". Ordonné prêtre en 1919 pour le diocèse de Lausanne - Genève, il passe quelques années à Rome pour y obtenir un doctorat en théologie, avec le thèse : L’influence du nominalisme sur la pensée chrétienne. Il mène ensuite une vie itinérante de conférencier qui le conduit de Suisse en France, en Israël, en Égypte et au Liban. Sa parole flamboyante, riche et séduisante, appuyée sur une immense conviction, remporte partout du succès. C’est à Paris, en 1926, qu’il fait la connaissance de l’abbé Jean-Baptiste Montini qui devenu pape Paul VI, l’invitant à prêcher la retraite au Vatican en 1972, déclare "c’est une sorte de génie, avec des fulgurations." Et c’est le 10 août 1975 qu’une nouvelle hémorragie cérébrale l’emporte à la maison du Père. « De vous - lui avez dit le Père De Lubac - bien des âmes attendent encore la lumière »/

JPEG - 264.9 Kb
Charley Supper-Bertho, "Trinité", acrylique sur plexiglass

Une pensée « fulgurante » et mystique, l’une parce que l’autre. Zundel préférait l’échange non pas avec des philosophes et théologiens, mais des écrivains comme Albert Camus. Pour lui l’homme ne naît pas libre, il peut le devenir par la totale désappropriation de soi sur le modèle trinitaire : une circulation d’Amour infinie, où (selon la formule de Rimbaud), le "je est un autre". On peut dire ainsi que ce que nous appelons Personne, est l’homme possible ; l’Individu est l’homme réel asservi aux déterminismes cosmiques. La libération est le passage de l’homme réel à l’homme possible, de l’individu à la personne.

Du point de vue éthique, Zundel fonde une morale loin des interdits : celle du dépassement de soi par le don infini de soi. Il n’y a pas de morale sans mystique. Au cœur de sa foi, parfaitement accordée à sa profonde vie spirituelle, toujours le mystère trinitaire.
Dès lors quelques fulgurances : comme dit Paul VI.


Elles se réfèrent à des approches simultanées : un signe de la méthode Zundell de couples de notions inséparable, à partir du binôme de Trinité – Amour, ensuite Homme – Dieu, qui se revoient l’un l’autre comme la Liberté et Pauvreté d’ailleurs. Moins évident cette dernière, à première vue, car la Pauvreté dont parle Zundel comme base de toute liberté, passe par la reconnaissance d’une gratuité initiale, ce qui signifie que nous n’avons rien, même pas la Vérité, mais le besoin de vérité. Ce besoin « reconnu » devient cependant une force, un "désir" qu’on peut et on doit partager avec d’autres, car ce cheminement d’ensemble est la condition sine qua non de l’exercice d’une vraie liberté humaine. Les binômes, donc se tiennent entre eux : la libération est personnalisation.

En particulier :

1. Trinité-Amour

Suite à son passage en terre musulmane, Zundel découvre une profondeur nouvelle de ce mystère. «Dieu est unique, mais pas solitaire», « Dieu est Don » «Dieu est Amour» , «Dieu est Partage», dans son être même. Dieu crée l’homme dans une structure d’Alliance; libre pour qu’il puisse aussi partager avec lui.

Au fond tout part chez Zundel d’une même prémisse que Dieu est l’Amour. Mais il n’y a pas d’autre exemple d’Amour que celui trinitaire où l’un pour l’autre, le Je suis l’autre, ou Je suis Toi, en fait les Personnes sont d’autant plus personnes, donc à chaque fois uniques et différentiées l’une de l’autre, qu’elles forment ensemble la déclinaison d’un seul et unique Amour.

L’insistance que Zundel met pour dire que le monothéisme chrétien, n’est pas comme les autres, il est trinitaire…. que le Dieu des chrétiens est unique, mais pas seul... pas toujours simple à comprendre... cela s’explique par le fait que le nouveau testament (que Zundel privilégie vis-à-vis de l’Ancien) ne parle plus d’un Dieu Tout-puissant, mais plutôt d’un Père. Il s’agit, en vrai pour ceux qui veulent bien l’admettre, à défaut de comprendre, d’une révolution radicale du concept même de Dieu, qui est AMOUR.

Mais c’est grâce au mystère de la Trinité qu’on peut concilier unicité et Amour, car autrement serait impensable. Sans la pluralité des Personnes exigées par l’Amour dit Zundel, il n’y aurait pas de place en Dieu pour l’autre à qui se donner. En fait, et c’est là la fulguration de Zundel: on ne peut pas disjoindre Trinité et Amour ; sous peine que Amour ne signifie plus rien, et Dieu non plus. Que signifie en effet amour si non contempler l’autre et le connaître au sens sémitique, à savoir naître avec constamment, se régénérant réciproquement ? Et c’est là pour ainsi dire le miracle permanent de la Trinité: non seulement elle n’annule pas la différence des Personnes, mais elle l’exige, elle en est même la fondatrice et régénératrice infinie dans la Charité. Zundel arrive à dire que le vrai Dieu, le chrétien, le Dieu qui se révèle en Jésus Christ est un dieu qui a tout perdu éternellement ; c’est pourquoi il ne peut rien perdre. Cette dépossession est compréhensible en tant que geste éternellement augural, géniteur de l’autre. Et ainsi nous rejoignons le cantique des cantiques. « Nous sommes dans une réciprocité nuptiale où cela seul compte qui est l’amour. »

2. Homme - Dieu

Pour Zundel, l’homme est digne d’une attention infinie, puisque Dieu lui-même lui porte une attention infinie. «Il n’y a de problème que parce que l’homme est à lui-même un problème», aimait à dire, et encore « On admet que l’homme existe, que ses droits sont indiscutables, que sa dignité est inviolable, qu’il a atteint sa majorité, capable de prendre ses responsabilités…Mais par ailleurs : l’homme n’existe pas tout à fait en vertu de sa naissance charnelle …attendu que avec tous les vivants ne peut subsister qu’à coup d’emprunts, en pillant tout l’univers pour se nourrir et se protéger, sans exclure le meurtre de ses semblables, la seule question qui reste : l’homme peut émerger de cette jungle, peu-il se libérer ? Peut-il devenir un homme ?

Pour répondre Zundel introduit une distinction entre le moi - possessif (résultat de ses conditionnements) et le moi - oblatif à savoir capable d’offrir librement ce qu’il a reçu. C’est vrai qu’à la naissance, l’homme n’a rien choisi. Mais il lui appartient de choisir de donner ce qu’il a, à présent, et ainsi devenir par vocation : un véritable homme. Cette vocation d’ailleurs ne s’accomplie que dans la rencontre de l’autre : aussi bien vers un frère que vers Dieu même.
Et c’est cet Autre (qui que ce soit) qui représente pour Zundel la Présence. Il est Personnel, puisqu’il est personnalisant. Il est Beauté, Lumière et Vérité. Il est Liberté, Il est Pauvreté. Il est absolu et infini, s’il peut combler mon désir libre et infini.

3. Pauvreté-liberté

Loin du Dieu des philosophes et des théologiens, pour Zundel il est évident que Dieu ne peut rentrer d’aucune manière dans le champ de nos significations et même de notre expérience si ce n’est qu’à travers notre propre libération. C’est un concept ardu. .Quelle saurait alors la condition sine qua non de notre la libération ?
Eh bien pour Zundel c’est la désappropriation de soi, comme le Christ, homme - Dieu qui est allé (la Kénose) jusqu’à être fait péché pour nous. Cela fut aussi l’intuition profonde du pauvre d’Assisi le plus grand «théologien» de tous les temps selon lui: « Après la lecture d’innombrables in-folio de docteurs… déception …on ne se sent pas au coeur de la Trinité. Saint- François, puisqu’il est poète, n’a pas besoin de formules, il nous jette au cœur du mystère : Le Père n’a rien, il n’est qu’un regard vers le Fils. Le Fils n’a rien, il n’est qu’un regard vers le Père. Le saint-Esprit n’a rien, il n’est qu’aspiration vers le Père et le Fils. Dieu est pauvre, n’a rien, Dieu est Dieu parce qu’il n’a rien. Et c’est cette conscience du Rien qui devient un atout, car c’est cela la vérité qui nous rend libre..
Si donc Dieu est ainsi, dans son être même, toute l’exigence de l’expérience humaine devient compréhensible. Et vivable. L’homme peut alors prendre le dur chemin du don de soi dans la libération de soi, car Dieu est, en absolu, ce à quoi il appelle l’homme, Dieu EST Don et Désappropriation éternels. Dieu EST, en ce sens, Pauvreté, mais surtout Rencontre. Sa conclusion : «Le bien, ce n’est pas quelque chose à faire; le bien, c’est Quelqu’un.»

Un commentaire

Avec ses « fulgurances », Zundel est resté néanmoins dans une parfaite orthodoxie, son langage étant celui de l’Imitation, de saint’ Alphonse, de Thérèse d’Avila. etc. . Non que tout ce qui est tradition serait à oublier, bien au contraire. Hannah Arendt a bien expliqué que tout ce qui est passé a une assise indéracinable, et c’est sur la langue qui viennent s’échouer toutes tentatives de se débarrasser définitivement du passé : le Langage étant le chiffre et la clé d’une musique universelle, toujours à re-interpréter.
Refaisant alors le cheminement de Zundel, à l’inverse, je partirai de l’authenticité unique dans l’histoire de François d’Assisi, comparable seulement à celle du Christ, lui permettant non seulement de se « spolier » tranquillement mais de jouir de toutes les créatures de la vie, de toute chose belle... Ce qui suggère aussi une autre musique.


a) Un Prélude : La Pauvreté comme joie


La pauvreté, comme tant de choses dans la vie, joue un paradoxe. Si tout ce que nous avons est contingent, fini, temporel, vain en somme finissant dans le néant. Se dépouiller, alors, ce serait pratiquement se dépouiller de rien. Mais il y a manière et manière de reconnaître la finitude des choses de la vie. D’abord les choses étant ce qu’elles sont, et étant-là, il faut les accepter, les reconnaître librement, et en remercier le ciel. C’est le sens de la liberté et de la joie spinozienne. Mais François va au de là, renversant toute optique de son temps, ramène, en chantant les « créatures » dans le giron de l’Eternel amour. Elles sont en effet les « créatures » du Créateur » ! Non que François ne se soit pas spolié. Il l’a fait physiquement et publiquement, restant simplement avec .ses attributs d’hommes à l’air libre... Mais on peut bien dire que dans sa vie (comme dans celle du Christ) il a eu un dépassement dans la joie et donc dans le savoir et dans la saveur des choses. Pas tout le monde arrive à réjouir des choses de la vie. Jésus l’a manifesté disant : « j’ai ardemment désiré de manger cette pâque avec vous » au point qu’on peut dire qu’il y a une seule façon de témoigner radicalement la désappropriation de tout et donc une pauvreté totale : c’est le témoignage d’une joie profonde et persistante.

Celui qui a parlé le premier de désappropriation c’est St. Paul, se référant au Christ et il a inventé le terme de Kénose, pour signifier une spoliation « nec plus ultra » qu’on ne peut pas imaginer plus radicale. Le Verbe tout en étant Fils de Dieu, s’étant volontairement spolié des ses attributions divines, devient homme pour ramener les hommes dans la circuit amoureux de la Trinité Mais st. Paul recommande aussi aux premiers chrétiens : « Exhortez-vous mutuellement avec hymnes et chants spirituels, chantant avec gratitude à Dieu dans vos cœurs. »
(Col 3,16)

C’est quoi donc la pauvreté? C’est une question de bonne herméneutique (vr après) la reconnaissance de l’être que nous sommes, fini, bien sur, mais pouvant considérer la finitude même comme un don et comme un espoir, un retour à la virginité initiale, prêt à larguer les amarres pour un nouveau voyage de la vie. Là où il y a une volonté, il y a un chemin (Lao Tsu).

b) La Trinité- Symphonie du monde

Cette dynamique, d’ailleurs, décrit aussi celle de l’amour « ad extra » de la Trinité, à savoir l’action de Dieu via la création et l’incarnation, de faire l’histoire des hommes, par opposition à son éternel échange amoureux « ad intra ».

On peut dire que toutes les luttes idéologiques, autour de mystère trinitaire peuvent être interprétées comme une façon de recevoir et comprendre la révélation - révolution permanente, qui est celle christique d’un Dieu non plus Toute-puissance, Destin fatale, mais comme une histoire d’amour.

Une histoire d’abord, et pas un concept, mais aussi un mystère, comme l’amour qui est histoire et mystère à la foi, qui ne concernant pas la seule intelligence, mais l’être entier, manifeste une transcendance dans l’immanence, au long de nos jours. Ce qu’on appelle Kénose, alors, est justement l’histoire d’amour de la Trinité. La descente du Verbe jusqu’aux abîmes, a été, dès les origines du christianisme, ressenti tellement difficile à l’entendement, que le patriarche de Constantinople, Nestorius, a pensé que dans le Christ, il n’y pas seulement deux natures, mais deux personnes, ce qui a été refusé par l’église latine car dupliquant les personnes, il n’y avait plus une véritable histoire d’amour.

Le terme qui décrit la relation des Personnes dans la Trinité, leur donation total réciproque, se dit en grec périchorèse, ce qui, en passant, signifie aussi le paradoxe de la Personne, à savoir on est infiniment soi même dans la mesure qu’on se donne infiniment à l’autre. La Personne donc est amour, l’un n’existe pas sans l’autre. Par un jeu curieux des langues et de l’histoire ce terme, a été traduit en latin, par circumsessio, impliquant l’engagement des personnes Trinitaire non seulement « ad intra » mais aussi « ad extra » dans l’incarnation du Christ. Et ce qui pouvait être un concept est devenu un récit ! On pourrait dire que le Désir du Verbe de devenir homme, a obligé la Trinité non seulement à entrer mais à faire l’histoire.

Le voyage ad extra du Verbe ne fut cependant pas une promenade de plaisir, selon st. Paul, car devenant homme, le Christ a assumé tout les souffrances du mondes, certainement les doutes aussi (sauf le péché) spolié de tout, de la divinité, mais aussi de sa dignité humaine jusqu’à la mort de la croix. Ce fut le prix de l’Amour, car il n’y a pas d’amour sans défi, ni d’histoire sans Passion.

L’élaboration du concept Dieu - Amour, n’est donc pas facile, jamais fini, indissociable de l’histoire, car il est d’abord et essentiellement un évènement, le moment attendu, à savoir le Kairos (c’est le terme biblique) qui rejoint la Kénose, mariage virtuel du Tout et du Néant indique aussi le sens d’une authentique passion, la passion éternelle de l’Eternel, puisque en cherchant son sens, on récrée soi même et le monde.

c) Une interprétation musicale

L’herméneutique ainsi, à savoir l’interprétation des textes et des évènements du monde, est une vraie Passion : passion du sens, bien sur, mais aussi des sens qui sont toujours mêlés. C’est ce qu’on peut appeler métabolisme herméneutique : pas seulement un dévoilement, ni des cogitation diverses et variés, mais - dit Corbin - il s’agit essentiellement du dévoilement de ce qui se passe en nous, du dévoilement de ce que nous émanons à partir de nous-mêmes, une conception, une vision, une projection, quand notre passion devient action, une souffrance active, prophétique - poïétique". En fait c’est comme dans l’interprétation d’une écriture musicale, l’effort (studium) de remonter à la source, faisant un chemin inversé du Créateur.

Du point de vue purement philosophique, le mot Trinité, entendu comme spécifique chrétien de la triade qu’on retrouve partout, surtout dans la tradition indo-européenne, c’est aussi une tentative de concilier l’être et le devenir, via un concept « logique » de la distinction dans l’inséparabilité, qui devint plus clair dans le dogme christique à complément du mystère de Dieu Trinité.
Mais la notion de Trinité est paradoxale : elle est une triade double : d’une part éternelle (la périchorèse de trois Personnes) et d’autre part historique (la circumsessio), décidément dialogique, à savoir une histoire se développant sur deux niveaux différents. Il faut remarquer que c’est bien ainsi dans le langage humain, et personne n’en a jamais trouvé l’origine. On touche à l’originalité de l’existence même de l’homme, le seul qui a conscience de la dichotomie fini- infini, et il en vie constammment, manifestant ainsi une transcendance dans l’immanence. Oui nous nous ne pouvons pas connaître ce qu’on appelle Transcendance en soi, par définition, mais nous pouvons la reconnaître incarnée, donc dans cette immanence même, comme d’ailleurs dans l’ouverture inscrite dans le désir infini : une finitude qui n’en finit jamais de.. finir, nous poussant et repoussant à fabriquer des nouvelles histoires d’amour.

La Trinité chrétienne ainsi, genèse de toute histoire d’amour, exprime aussi la relativité de toute triade prétendant expliquer le monde, et tout simplement .les limites de la pensée qui n’est pas absolue mais relative, face à la réalité, qui s’impose à elle. Mais c’est cette relativité consciente qui forme la passion, le désir (conatus) de mieux connaître interprétant et re-interprétant les textes fondateurs, nous relançant constamment à nous dépasser, constitue un cheminement réel.

Ainsi l’herméneutique accomplit son chemin de retour d’abord comme une reconnaissance, un incarnation ensuite (au sens de métabolisme intégral : transformation de données en chair et en os, à l’instar de la communion) pour exprimer enfin, dans la joie, une possible récréation du monde.
En conclusion, C’est là, dans l’harmonie possible d’un nouveau monde, à partir d’un renouveau de soi même, qu’on retrouve une formule de Zundel, être à l’écoute du silence, là où la vérité se révèle vivante, comme une « petite musique » faisant entendre la « petite voix » qui est pour chacun au fond de soi, là où comme chez Marie, peut fleurir encore chaque jour un nouveau Noël.



Christian Pagano


Gli altri articoli della rubrica Teologia :












| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |

26.04.2017