Poesia"Mezzogiorno dell’animo" di Enrico PietrangeliMarina Monego
(24.01.2012)
TeoriaLa cucina di FreudGiancarlo Calciolari
(24.01.2012)
StoriaApprodo a Hong KongDiego Busiol
(24.01.2012)
TeologiaHerméneutique for everChristian Pagano
(16.01.2012)
ArteNobiltà e grazia in Virgilio CarmignaniSilvano Salvadori
(9.01.2012)
FinanzaPratica della svalutazioneAlberto Cavicchiolo
(9.01.2012)
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SocietàL’ipotesi Daniel KahnemanGiancarlo Calciolari
(26.12.2011)
PsicanalisiManifesto per la psicanalisiComunicato Stampa
L’indispensabile manifesto di psicanalisi laica.
(19.12.2011)
ComunicazioneLuigi Gentili, "Il potere della leadership"Enrico Pietrangeli
(19.12.2011)
Letteratura"Dal diario di un cane", di Oskar PanizzaMasha Sirago
(19.12.2011)
FilosofiaL’afasia del maleStefano Fiini
(12.12.2011)
Editoria"Cassandra", di Christa WolfAntonella Iurilli Duhamel
(5.12.2011)
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Certainement la vérité nous échappe, comme chaque aspect de la parole. Comme échappe le symbole et la lettre. Très rare sont les chercheurs qui se confrontent avec les textes, et bien pour cela la vérité fuit comme un voleur dans la nuit. En réalité – et le réel est fait de ça – la vérité nous saute dessus, elle nous guette, elle ne nous lâche jamais. Freud disait que bien que cachée la vérité sort de la peau !
Je reviens un instant à l’étymologie du mot : Alethéia. La négation du fleuve Lethé, le fleuve de l’oubli, d’où vient aussi le mot létale. Sans en faire l’ontologie comme Heidegger, qui lit le mot comme se qui n’est plus caché, en fait l’alethéia est l’impossibilité de cacher les choses réelles.
La vérité logique des mathématiques et de la physique est déjà inscrite dans les prémisses logiques et elle sert la religion en tant que vérité révélée et aussi le discours scientifique, aujourd’hui en posture de religion. D’ailleurs l’athéisme est une religion. La vérité est à lire dans un itinéraire. Elle est pragmatique, au croisement entre le symbole et la lettre. Et sans faire un pas, aucune vérité comme effet. L’assertion de vérité logique sert à construire les objets et aussi pour aller de A à B. Mais ni l’homme ni la vie vont de A à B. D’ailleurs le raisonnement logique, de Aristote à Quine, n’empêche pas la folie : ni l’euphorie du tuteur du conquérant Alexandre ni la dysphorie annichilante de Gödel.
Tous nos dérapages, nos égarements, nos soi-disant maladies somatiques et mentales viennent d’une tentative impossible d’éviter la vérité. C’est pour cela que le symptôme est la méthode de la lecture et non pas quelque chose de laquelle il faudrait s’en débarrasser.